J’allais de-ci de-là au gré de ma folie
embouchant la trompette éclatante et rebelle,
car il était écrit que seule l’utopie
transporterait mon âme en faisant la part belle
à ce chemin boueux qui engluait mes pas
et crottait les souliers que j’avais achetés
en solde sur le tard afin que l’on n’ait pas
du bébé l’eau du bain, une vie à jeter.
Alors ce qu’il advint et vous le devinez
éclata au grand jour pour mon plus grand malheur
devant l’aréopage où mon cœur raviné
se délocalisait vers un pays d’accueil
dont je garde l’adresse en mon for intérieur
faute de le nommer et d’éviter l’écueil.
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