Formidable est la nuit
où tous les chats sont gris ;
où le moindre cliché
dans mes vers s’est niché.
J’ai lu des paraboles
dont la courbure folle
d’un texte peu badin
sublimait un matin.
Une muse en nuisette
se croyait à la fête
alors que mon souci
restait inassouvi.
Combien de jolies notes,
combien de Gelinottes
huppées chantent la joie
en s’ébrouant parfois ?
Et puis il y a l’autre
avec ses patenôtres
qui prononce à voix basse
son jeu impair et passe.
Voilà donc une vie,
une pauvre avanie
se pavanant pourtant,
éphémère du temps.
Allez, mon bon ami,
qu’un peu de poésie
parcoure tes artères
avant d’aller sous terre.
Répondre à Daniel Muller-Ferguson Annuler la réponse