J’ai aimé.
Sans trop savoir pourquoi.
Des visages,
des voix,
des mains et des baisers
ont comblé mes attentes, m’ont apporté la joie.
Je rends grâce au passé de tout ce qu’il m’octroie.
J’aime.
Ce que je connais.
Les gestes
minuscules
et le peu que je sais.
Avec entêtement, j’observe ce qui se fait,
accepte, sans promesse, le temps qui m’est donné.
J’aimerai.
Des matins sans visage.
Défaire
mes certitudes,
panser mes jours déçus.
M’offrir à l’inconnu, lui ouvrir les bras.
Je ne veux pas savoir ce qu’il fera de moi.
J’ai aimé.
J’aime.
Et j’aimerai
même mal,
même sans mesure,
comme on marche sans plan
vers ce que l’on ignore,
non pour retenir
mais pour ouvrir,
non pour regretter
mais pour accueillir.
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