Tous ces adieux , que nous nous refusons à faire
aux êtres à jamais envolés de nos vies,
marques douloureuses au fer sur notre chair
ces adieux agonisent sans fin en esprit
Il faut, pourtant et encore, suivre la route
seuls, irrémédiablement, avec nos peines
et tous nos souvenirs encrés au compte-goutte
qui s’écoulent, doucement cruels, en nos veines
Car, il est vaine folie hélas de le croire
l’on n’en guérira pas, il n’est point d’autre ailleurs,
au fond de notre cœur restera le miroir
qui nous renverra les visages du bonheur
Pourtant c’est là – juste à gauche – sous notre blouse
que l’on devrait cacher ces images secrètes,
ne pas les réveiller au moindre coup de blues,
nous laisser vivre et chanter aux heures de fête
Pour ceux qui sont partis , pour ceux qui sont restés
toutes les hirondelles ne reviendront pas…
Laisser un commentaire