Ce soir la danseuse nue est morte de froid,
son ticket de métro au pubis dégarni
l’emporta sur la ligne allant au paradis :
elle n’effeuille plus son petit tralala.
Et le nudiste est mort d’un cancer de la peau.
Sa dermato pourtant l’avait fort prévenu
qu’un trop plein de soleil expose les Culs Nus
à ce désagrément, un vrai manque de pot !
Le petit chat est mort sans qu’on sache pourquoi
et d’ailleurs les poils de sa robe chocolat
le protégeaient sans frais des risques du trépas,
mais voilà il est mort et moi j’en reste coi.
Faut-il que d’un tchador
je revête mon corps,
que des tenues sexy
je me prive à tout prix ?
Et si l’apocalypse en son dévoilement
nous révélait enfin comment bien s’habiller
pour accueillir celui qui à jamais paré
de gloire nous attend en haut du firmament ?
Lors une iconographie montre sur la croix
un Jésus dont le sexe a été recouvert
d’un « périzonium », ce linge qui l’enserre
afin que la décence impose à tous sa loi !
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