Ombre chinoise
J’ai trempé ma plume paresseuse
et un peu fatiguée
dans l’encrier creusé
de mon pain quotidien
Elle glisse en arobase
sur mes incrédulités,
effleurant les paupières murées
d’une ombre chinoise
Une image s’impose, brise-lame
obsédante écume, illusion
d’un songe en évasion
qui submerge mon âme
L’empreinte est là, telle un spam,
jusqu’à la nausée
et comme incrustée
au lance-flamme
Le jour vient d’éclore,
griffé d’un violet éphémère
il se consume encore
en pensées douces-amères
Elle s’effacera, cicatrice couturée
ombre d’un soir , tellement attendu
quand se seront enfin perdues
ses dernières lueurs opiacées
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