Une jupe ultra courte,
peau blanche de yoghourt,
je ne suis pas pervers,
du moins j’en ai pas l’air !

À la station Denfert,
une chaleur d’enfer,
elle grimpe par sauts
l’escalier du métro.

Ne semblant pas bégueule,
ce qu’il a de la gueule
le boxer sous la jupe
qui fait de moi sa dupe.

Ainsi donc cette femme
retient en moi la flamme,
m’oblige à l’aborder
et enfin lui parler.

J’affirme sans ambages
que j’aime son ramage,
car son boxer fleuri
la mue un colibri.

En ces soldes d’été,
elle l’a acheté
ce beau sous-vêtement
pour sa jupe au Printemps.

Nous papotons encore
et lors, coquin de sort,
me dit avoir largué
son beauf d’ex-fiancé.

Face à face au restau
mangeant un riz de veau
nous nous prenons la main,
pas comme des copains.

Elle habite une ZUP
et retirant sa jupe
en boxer à présent
nous publions les bans.

Et voilà mes amis
sous les toits de Paris
comment la bague au doigt
prolongea notre joie.

Depuis je vis heureux
sans éteindre le feu
qui sied aux amoureux
sous le regard de Dieu !


Commentaires

2 réponses à « La jupe »

  1. J’ai cru de prime abord
    En lisant le titre d’abord
    Que ces confessions intimes
    Évoquaient un ancien film
    Non Ici point d Adjani
    Pas même en catimini
    Mais une simple histoire
    Qui finit bien et c’est rare !

  2. Daniel Muller-Ferguson

    Une fin bourgeoise…. un poème très Alain Juppé finalement ^^….

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