Nous marchions de concert, mon ami Louis et moi,
et la brume de mer envahissait la grève,
estompait le décor d’un sfumato de rêve,
quelques gouttelettes perlant sur les suroîts.

Nos pas nous entraînaient tantôt et à tâtons
sur un téton rocheux dont la patte du temps
forçait le repentir et de l’eau et du vent
quand soudain, Louis s’arrête, arqué sur son bâton.

Il relève la tête et tout à trac me dit
sans préambule aucun et à brûle-pourpoint,
la mâchoire crispée et en serrant le poing,
qu’il veut que nous parlions de la saloperie.

Cette saloperie comme un serpent de mer
s’invitait entre nous, péripatéticiens
arpentant le futur sans que Louis fasse sien
le silence du soir accordé au grand air.

Nous avons disserté quant au coup de mistoufle
où la saloperie en mille éclats de vers
agonisait de mots par son magma d’enfer
le digne philosophe et le fieffé maroufle !


Commentaires

3 réponses à « La saloperie »

  1. Con-fesse nous d’urgence, cette saloperie, que nous nous régaliions.

  2. Diane Lecomte

    Un horrible secret vous lierait à ce point
    que vous ne puissiez l évoquer qu.en

  3. Diane Lecomte

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