Je jouais du biniou, elle de la bombarde
et nous vivions heureux avec quelques amis
à former un bagad au cœur pur et ravi
où l’amour en pilou renouvelait nos hardes !
Cénobites du diable en notre phalanstère,
communauté soudée autour de ses sonneurs
qui planaient dans l’éther afin que nul ne meure
sans jamais sacrifier les damnés de la Terre.
Mais voilà que le vent, par son souffle lyrique,
irradia nos poumons comme si l’idéal
purifiait les esprits engendrant le déclic
qui fait de nous des rois et des reines aussi
alors que tout autour, en leur stade nymphal,
mille papillons blancs déjà s’y associent.
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