Il pleuvait. J’avais froid et faim.
Et pourtant j’étais si heureux
En portant mon regard au loin :
Je me surpris à faire un vœu !

 

Et l’horizon, s’il m’en souvient,
Se bouchait, éteignant la Terre
Où une cohorte sans fin
De nuées harassait les airs.

 

Que mon vœu se réalisât,
J’eusse été dans le désespoir
Seyant malgré tout à ce gars
Dont je pensais me prévaloir.

 

N’écoute pas le pauvre barde,
Ce petit rimailleur normand
Et son ballot de vieilles hardes
Riant comme un fou à l’encan !

 

 


Commentaires

3 réponses à “Le vœu du barde”

  1. Diane Lecomte

    « N’écoute pas le pauvre barde,
    Ce petit rimailleur normand
    Et son ballot de vieilles hardes »
    Riant comme un fou à l’encan ! »

    Au contraire, le barde est là ( je ne pouvais pas le louper )
    et plût au ciel qu’il y restât ^^

  2. lalorichard

    Pourquoi dis-tu que tu es un barde et pas un poète ?

  3. Daniel Muller-Ferguson

    On sait depuis Jacques Brel qu’il n’y a rien de pire que les pauvres gens heureux…

    Alors les bardes…

    Bravo pour l’impertinence !!

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