Un avenir se meurt.
Trop donné. Trop tôt.
On vient. Encore.
Comme on frappe à la porte
de ce qui tient debout… par devoir.
Une jeune fille.
Rien reçu.
Sauf le temps.
Et la curiosité.
— Que puis-je faire pour toi ?
— Me donner ton cœur.
Le mien est usé.
Je continuerai… avec un autre.
Elle pense.
À ce qui n’a jamais commencé.
Refuse. S’éloigne.
L’ami tombe malade.
Elle se souvient.
L’avenir.
Une chance ?
Peut-être.
— Prends mon cœur.
— Je ne peux rien promettre.
Elle accepte.
L’avenir prend… la moitié.
L’ami, sitôt remis,
se souvient de ses projets.
Ses horaires.
Rien pour elle.
Rien pour ce qu’il reste.
Elle reste.
Fragile. Amoindrie. Debout.
Vacillante. Lucide.
Presque ironique.
— Il me manque quelque chose…
L’avenir ne répond pas.
On frappe.
Encore.
Déjà.
Elle continue.
Avec ce qui reste.
Avec ce qui manque.
Cela suffit. Parfois.
Parfois, non.
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