L’amour est éternel, du moins à ce qu’on dit,
et pourtant c’est la mort qui règne sur la vie
et petit à petit affirme son empire
en traçant sur les corps les rides et soupirs.

Heureusement la femme au sommet de sa gloire
sans souci des enfants qui deviendront ses hoirs
fixe toute beauté, et sans trompe-couillon,
dans le marbre veiné, les bonnets à pompons.

Et j’en suis le témoin, moi qui ne vieillis pas,
avec tous mes amants, collés à mes appas,
que je trucide enfin lors de leur péremption.

Que la chanson d’amour transfère à Manhattan
un sien rythme entêtant où se moule mon âme
quand le cœur idolâtre un peu de déraison !


Commentaires

2 réponses à « Manhattan Transfer »

  1. Diane Lecomte

    Éros et Thanatos ne vont pas l’un sans l’autre …
    Et la chanson non plus, une fois qu’on l’a dans la tête .

  2. Dr Frankenstein

    Ce n’est pas la vie qui apporte la mort
    C’est la mort qui porte la vie.

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