Nancy au mois d août
En attendant qu’été se passe
Sous son soleil tonitruant
Suis confinée dans mon impasse
À l’ombre de mes sentiments
Les amis partis en vacances
Je suis libre de mes soirées
Et de n’importe quelle errance
Pourvu qu’elle soit bien cachée
Je lis, j’écris, je téléphone
À des gens déjantés qui m’chantent
« let it be » depuis Barcelone
Pour m’empêcher d’être vacillante
Alors je rouvre mon piano
Le brave me tend son ivoire
J attaque, et je prends le tempo
D un air ancien de café -bar
C est -là que le moment venu
Se fait entendre le violon
De mon cher voisin du dessus
Signal de notre réunion
Nous finirons sur la terrasse
Autour d un verre d’ambroisie
Loin des clameurs de Stanislas
Et de ses bistrots pleins de bruits
Puis chacun rentrera chez soi
Avec ses rêves du moment
En s’disant -à la prochaine fois-
Et remballant son instrument
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