Nancy au mois d août 

 

En attendant qu’été se passe 

Sous son soleil tonitruant 

Suis confinée dans mon impasse 

À l’ombre de mes sentiments 

 

Les amis partis en vacances 

Je suis libre de mes soirées 

Et de n’importe quelle errance 

Pourvu qu’elle soit bien cachée

 

Je lis, j’écris, je téléphone 

À des gens déjantés qui m’chantent

« let it be » depuis Barcelone 

Pour m’empêcher d’être vacillante 

 

Alors je rouvre mon piano 

Le brave me tend son ivoire 

J attaque, et je prends le tempo

D un air ancien de café -bar

 

C est -là que le moment venu 

Se fait entendre le violon 

De mon cher voisin du dessus 

Signal de notre réunion 

 

Nous finirons sur la terrasse 

Autour d un verre d’ambroisie 

Loin des clameurs de Stanislas 

Et de ses bistrots pleins de bruits 

 

Puis chacun rentrera chez soi

Avec ses rêves du moment 

En s’disant -à la prochaine fois- 

Et remballant son instrument 


Commentaires

2 réponses à « Nancy au mois d’août »

  1. L’administrateur

  2. Daniel Muller-Ferguson

    Un dessin, deux trois esquisses et finalement un pastel qui masquent une sanguine.

    Et cette idée que la vie pourrait être une fête.

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