(Ce texte laisse à chacun le choix de l’instrument et de la mélodie qui l’accompagneront)
Il n’y a plus de temple, les marchands ont payé.
Expulsé le souffle spirituel qui l’occupait
Par la chimère des prix et celle des remises
Sur des produits qui valent le sang de nos chemises
Payé par l’indolence des pauvres de là-bas.
Il n’y a plus de rêves, les clercs de la tévé
Qui forgent à leurs besoins notre réalité
Les ont déstructurés, laminés, folk-raillés,
Pour les rendre inaudibles au fond des canapés
Où coule dans nos veines un sang coca-cola.
Il n’y a plus d’amour, juste la curiosité
De savoir si ailleurs vit plus de pauvreté
Se rassurer ainsi du sort qu’on nous prépare
Et se dire qu’au fond mieux vaut rester peinards
Le temps viendra peut-être … mais nous n’serons plus là.
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