Revoilà mon utopie
qui m’ouvre sur l’infini
du bon, du beau et du vrai
— et ce malgré qu’on en ait !
Si le paradis sur Terre
me semble un peu terre-à-terre,
ici-bas une presqu’île
me préserve comme une île.
Je rêve de Tatihou
dans un beau rêve si fou
qu’à jamais se réveiller
peu me chaut d’y accéder.
Je sais une roche blanche
près de quoi mon cœur s’épanche
par la force tellurique
qui pousse l’âme à l’épique.
Ô combien de mécréants
ont fui la mer et ses vents
pour des contrées à l’abri
des tempêtes de l’oubli ?
Ces apostats du pays
de naissance fort trahi
ne revoient le Cotentin
que par bribes un matin.
Moi, je me suis converti,
moi, le horsain de Paris
béni au gré des embruns,
de l’iode et du salin.
Parchin je me vas tantôt
respirer, car j’en ai gros
des chaleurs de vos enfers
et des rimes qui s’enferrent !
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