Revoir le Pakistan

Revoir le Pakistan ! dernière volonté
d’une âme bien trempée qui ne se trompe pas
en parlant cet ourdou des routes de la soie
recouvrant ma dépouille avant d’être brûlée,

car j’aimais le Penjab et son riz basmati
dont je me régalais du temps de ma jeunesse
avec un maquereau pêché sur la côte est
d’un Cotentin frileux, au port du cap Lévi.

A la fin de l’hiver je quittais la presqu’île
à bord de mon drakkar ; et la mer d’Arabie
m’offrait son littoral où j’accostais la nuit
afin que le matin je sente sur mes cils

le soleil se lever en toute liberté
dans le secret du cœur et malgré qu’on en ait,
je savais des pays ne connaissant la paix
qu’au prix d’un abandon de toute humanité.

Tocquebœuf, le berceau de l’amour commençant,
jetait un pont frisquet vers ces contrées lointaines
qu’au début du printemps j’empruntais en mitaines
quand je humais l’appel de mon Baloutchistan.

J’emportais avec moi un peu de ce granit
qui fait le paysage entouré de murets
où la vache rumine et où le quetton braie
avant de retrouver du Pakistan les mythes.

Oo-de-lally, oo-de-lally, que de belles contrées !
Je me souviens très bien, les deux faisant la paire :
du pays de l’Indus, celui du Val de Saire,
terreau imaginaire ! ô mes patries rêvées !


Commentaires

2 réponses à « Revoir le Pakistan »

  1. Qui ne connait Rockin’ Yaset, ne peur prétendre utiliser le terme QUETTON !

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