L’amour souffle à Bahia un délicat zéphyr
qui torture nos sens et les voue au martyre
comme il n’est pas permis, la baie de tous les seins
quand la samba délire, ô fête, bats ton plein !
L’homme sur son tambour y joue avec sa queue
un rythme lancinant quand la femme se meut,
costume flamboyant où mouille son maillot
y dessinant en creux la patte de chameau.
Moi, Hubert Bonisseur de la Bath en mission,
Salvador de Bahia, amateur de beaux fions,
vous me connaissez mieux sous l’alias OSS
117, numéro attribué par le boss.
J’aime le carnaval, propice couverture
dans ce rut à Bahia pour dézinguer l’ordure
qui a une tête à boire un verre de jus
de rutabaga juste avant que je le tue !
Poète à la quéquette tirebouchonnée,
en la saison du frai pourrais-tu entraîner,
si tu vas à Bahia, l’érection de tes vers
pour peu que tu oublies tes rimes de pervers ?
Moi, j’ai trouvé enfin la femme de ma vie,
une brune beauté, déhanché de folie,
qui se prénomme Ruth, native de Bahia,
je cherchais Ruth partout, mais pas Ruth à Bahia !

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