Salonique, nid d’amour

Je me souviens de Salonique
ce jour où je revis Monique.
Moi, j’étais toujours pathétique ;
elle virait dans le mystique.

Rime empêtrée dans la rythmique
d’un flot continu volcanique,
mes vers y perdaient leur musique
au mépris de la poétique.

Pourtant je les dois à Monique,
– dame de cœur, dame de pique –
mes larmes comme un romantique.

La poudrière balkanique
nous offrait ses langues algiques
pour souffrir l’amour authentique.


Commentaires

3 réponses à “Salonique, nid d’amour”

  1. Do Monique nique nique …

  2. Diane Lecomte

    Tu ne t’es pas fatigué pour la prosodique …

    véridique !

  3. Daniel Muller-Ferguson

    Salonique, nid d’espions
    Georg Wilhelm Pabst
    France / 1936 / 88 min
    Avec Dita Parlo, Louis Jouvet, Charles Dullin, Pierre Fresnay.

    Durant la Première Guerre mondiale, Anne-Marie Lesser, une espionne allemande surnommée Mademoiselle Docteur, est dépêchée à Salonique. Elle y séduit un capitaine français.

    « En 1936, Pabst est revenu en France, déçu de son séjour à Hollywood soldé par un seul film. Il aborde un genre nouveau pour lui, le film d’espionnage à contexte exotique : Salonique, nid d’espions et Le Drame de Shanghaï, deux films mal jugés. Pabst évolue à l’aise à travers les motifs du genre : belle espionne, amours tragiques, mots de passe chantés au cabaret, trahisons, rapt, assassinats. Dita Parlo en Mademoiselle Docteur, Christl Mardayn en agent du Dragon noir, éclairées par Shufftan, habillées par Annenkov, incarnent un nouveau type de femme, d’une beauté plus douce, plus lumineuse, pensive. Le regard tourné vers le haut, elle parle de nostalgie, d’un passé perdu, d’un possible qui s’éloigne. » Andrée Tournès (Jeune Cinéma, novembre 1997)

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