Je me souviens de Salonique
ce jour où je revis Monique.
Moi, j’étais toujours pathétique ;
elle virait dans le mystique.
Rime empêtrée dans la rythmique
d’un flot continu volcanique,
mes vers y perdaient leur musique
au mépris de la poétique.
Pourtant je les dois à Monique,
– dame de cœur, dame de pique –
mes larmes comme un romantique.
La poudrière balkanique
nous offrait ses langues algiques
pour souffrir l’amour authentique.
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