Je marche dans la vie comme on marche la nuit.
Un maigre réverbère éclaire mon ennui
et la brume d’hiver hante mon insomnie
lors que mes pleurs brûlants submergent la minuit.
La corde pour me pendre, elle attend au salon
devant un pauvre rhum arrangé sans-façon
et j’écoute, égaré, le vieux bandonéon
qui expire, asthmatique, un air de baryton.
Que c’est triste à mourir ce flot de nostalgie
à tordre la tripe d’une mélancolie
dont un vain ressenti affuble ses envies.
J’escalade et je pousse un petit tabouret
gigotant dans le vide accroché à l’étai
et je le sens déjà, mon squelette qui brait.
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