Les copains du bison en verlan l’appelaient
zombi, mais l’homme après la Grande Catastrophe
vit surgir des zombies que par peur on nommait
bizons quand ils rimaient au détour d’une strophe.
La poésie restait au cœur du cataclysme
l’exutoire frileux de qui sait que la mort
rodait dans le dédale en son vain pessimisme
d’une fin annoncée sans ironie du sort.
Mais le bison zombi et la zombie bizon
tombèrent en amour sur la place Saint-Marc,
car leurs masques coquins ôtés dans la maison
libérèrent de fou le feu follet friand
d’une flèche enflammée que tira de son arc
un cupidon ailé, dénudé et brillant.
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