Un peu de vague à l’âme et tant de souvenirs
envahissent mon cœur au détour d’un guéret
où sommeille en jachère un triste repentir
de ce que fut ma vie du temps d’avant l’arrêt,
car la bombe atomique a rasé nos villages
et même le lavoir ne peut plus accueillir
dans l’eau lourde à jamais ces joyeux commérages
quand les lavandières s’exclamaient de désir.
Allez mes chers amis, ressortons les bombardes
et toi, mon bon vieux Louis ton biniou de légende
pour un dernier bagad sous le soleil qui darde
puisque je veux mourir au caveau des ancêtres
à l’ombre de l’église en ruine sur la lande
dont seul le clocher tors résistera sans prêtre.
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