Dans sa papamobile, il est heureux le Pape
de bénir un enfant – qui du reste s’en tape –
avant le décorum où il va célébrer
une messe d’enfer en un stade bondé.
Le Souverain Pontife aura coiffé sa mitre
pour une liturgie dont on voit que les pitres
se trouveraient hors jeu si l’envie les prenait
de moquer l’assemblée des fidèles en paix.
Pour ma part, je l’avoue, une aussi grande charge
me serait un fardeau quand bien même une barge
emporterait mon âme au fil de l’Eau de Vie.
D’ailleurs si je mourrais, dans une crypte obscure
ma dépouille glacée par un marbre trop pur
se sentirait bien seule en un si faste abri.
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