Je marchais à grands pas, car j’avais rendez-vous
avec la vérité.
Or depuis des années
le pot aux roses fuit en un jardin tabou.
Malgré la fraîche du matin, je l’espérais
cette vérité vraie
qui tirerait un trait
sur ces années d’errance au cœur des roseraies.
Qu’on me mette au parfum des choses de la vie
que j’avais respiré
sans en être inspiré
et qu’enfin la fragrance enchante l’icelui !
Un peu d’appréhension empêchait toutefois
l’esprit de divaguer
en toute humanité
aux lendemains chantants quand j’atteignis le bois.
Sous un antique chêne, elle me souriait
cette vérité dont
le berger Céladon
eût enflammé l’Astrée, ce malgré qu’il en ait.
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