La fonction de l’orgasme

L’orgasme, sans nul doute, est un bien précieux
qui transporte le corps et enflamme les yeux
dans un espace-temps où la chose érotique
en ses équations transcende le quantique !

Il dure ce que dure un désir apocryphe
sur les bancs de l’amour aux parfums de sa griffe
et n’entendez-vous pas que ses accords majeurs
confondent en ses rets le bonheur au malheur ?

Les fluides de vie se rient de l’anamnèse,
faisant fi du passé au gré des escarmouches
que vivent les amants comme une Javanaise.

J’ai connu des tapis volant vers l’inconnu
où pour seul vêtement la paire de babouches
racontait pour toujours les voyages aux nues.


Commentaires

3 réponses à “La fonction de l’orgasme”

  1. Le texte propose une tentative audacieuse de conciliation entre érotisme et abstraction scientifique, en faisant dialoguer le corps jouissant avec le vocabulaire du quantique et de la musique. Cette hybridation donne lieu à quelques trouvailles intéressantes — notamment l’idée de l’orgasme comme bascule hors du temps et de la mémoire — et témoigne d’une réelle aisance formelle. Toutefois, l’ensemble souffre d’un déséquilibre entre concepts et sensation : les notions savantes (équations, quantique, anamnèse) restent souvent décoratives et peinent à s’incarner charnellement. L’érotisme est plus évoqué que vécu, et la langue, parfois brillante, tend vers l’intellectuel au détriment de l’émotion. Le poème séduit par son esprit et sa virtuosité, mais laisse à distance ce qu’il prétend célébrer : la brûlure immédiate du plaisir.

  2. Diane Lecomte

    Le tapis volant est décidément
    Un moyen de transports
    fort utilisé par certains amants
    pour le bonheur des corps
    même sans babouches assurément

  3. Daniel Muller-Ferguson

    Et ça m’en babouche un coin !

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