Après avoir erré au milieu des vivants,
je m’encanaillerai parmi tous mes amis,
morts. Dans la nécropole, aux confins du présent,
nous chanterons l’amour et le vert paradis.
Les oiseaux de malheur y seront interdits
et seuls les colibris et tous les oiseaux-mouches
pourront s’y reposer et y faire leur nid
tout en zinzinulant des cris de bonne bouche.
On me dit que jamais l’au-delà utopique
ne concentre la joie des vrais commencements
alors que la fureur de ces tristes tropiques
annihile l’espoir et les poissons d’argent.
Congratule l’envie en séance plénière,
car malgré le passé et ses colifichets
je veux outrepasser ma tendance guerrière
au profit d’un sourire entre nous imparfait.
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