Était-ce toi m’amour
que je vis l’autre jour
danser au Zimbabwe
dessous la canopée ?
Tu semblais si gracile
et pourtant si fragile ;
lors moi le phacochère
je ne pouvais me taire.
On dit dans la savane
que l’herbe se pavane
en te sentant croquer
la vie en plein été.
Moi, de mes yeux porcins,
j’admire ton bassin
dont le déhanchement
fait trembler l’éléphant.
Plus d’un singe grivois
succombait sous ta loi
et même ironisait
sur tes cheveux de jais.
Je me prends à penser
que tout cet hyménée
a rapproché nos cœurs
comme deux âmes sœurs.
Qu’il est beau quand il pleut
ce paradis de peu
où nous folâtrions
au gré de nos passions.
Je me souviens encore
de nos tendres accords
du temps que de l’amour
nous grimpions dans les tours !
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