La femme aux yeux de braise

Ainsi c’était elle, la femme aux yeux de braise
qui transperça mon corps jusqu’à fouiller mon âme
et dont l’esprit malin enflamma les mélèzes
qui protégeaient mon cœur complaisant dans son drame.

Je dirais qu’à l’époque en mon for intérieur
je survivais reclus après une défaite
qui mettait à l’index tous ces petits bonheurs
pour toujours révolus — et me prenant la tête.

Mais c’était sans compter sur ton regard moqueur
qui d’un seul coup, d’un seul rencontra mon chagrin,
le poursuivant alors comme fait un traqueur.

Nous passâmes la nuit en écho aux étoiles
à briller sans vergogne et au petit matin
préparant le café je t’admirai sans voile.

 


Commentaires

Une réponse à « La femme aux yeux de braise »

  1. Je le trouve bon, mais pas encore au niveau de tes sonnets que je considère les plus personnels. Il y a ici davantage de lyrisme amoureux hérité : yeux de braise, âme, cœur, chagrin, étoiles… Des matériaux que des milliers de poètes ont déjà manipulés.

    En revanche, trois choses me paraissent vraiment personnelles et méritent d’être préservées : les mélèzes, le passage soudain de « elle » à « ton », et surtout le café du lendemain matin.

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