Répit nocturne
Surgit d’abord le vide.
Cloque qui éclate de souvenirs arides
chevauchant un fil écarlate,
de résurgences épuisées
qui s’accrochent, s’étirent ,
se tordent, balayées
dans un ruisseau de soupirs .
Et un instant de répit
le silence qui suit
et sourit.
Vient la nuit qui protège .
La nuit qui couture et abrège
la vivace boursouflure,
jusqu’à la prochaine incision,
c’est à ce moment précis,
là, sous perfusion,
que se diffuse l’oubli.
Je deviens, enfin,
une Pénélope à gorge bleue
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