S’il pleut sur le jardin et que tout reverdit,
que le soleil enfin retienne ses rayons,
les fleurs retrouveront un peu de leur exquis
parfum qui embaumait jusque dans mon salon.
La fraîche du matin, elle me revigore ;
les gouttes de rosée perlant de toute chose
sur mon déshabillé me colleront au corps
pour la plus grande joie des vers et de la prose.
Quelques nuages bas m’offriront une ombrelle
et un si doux zéphyr caressera la molle
du lac en apaisant le cri des hirondelles.
Et si cet innocent qui me sert de mari
pouvait se réveiller de son triste formol
et m’accueillir chez lui en bonne compagnie !
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