Un vol de femmes nues par dessus la maison
se posa au jardin parmi les frondaisons
et le pin parasol sous le soleil brillait
lors que sur un transat à sexte je priais.
Jamais je n’avais vu autant d’anges fessus
de toutes les couleurs en descendant des nues,
d’un charmant paradis, ces oiseaux à mamelles
plus que vous n’en verrez battre l’air de leurs ailes.
Incroyable, mais vrai, leurs voix à l’unisson
faisaient vibrer les fleurs, les mulots polissons
et tout ce qui vivait jusque dans ce bassin
orné de nymphéas dans l’antique jardin.
Libellules d’amour vibrionnant déjà
sans pudeur inutile exhibant leurs appas,
les belles butinaient loin d’un mythe en porphyre
dans le simple appareil sous un si doux zéphyr.
Le soleil au zénith décocha ses rayons
sur les corps dont la peau rougit de passion
et moi dans mon transat sous le pin parasol
je tendis mes deux mains vers ces frêles idoles.
J’accordai ma guitare afin que l’on comprît
qu’en moi un faune enfin au grand jour se reprit,
refusant la luxure et sachant se tenir
devant tant de beautés qu’il ne faudrait flétrir.
Moi, aux pensées impies, poursuivi par le stupre,
je devins romantique et refusant le lucre
qui s’attache au désir quand il compte ses billes
pour n’offrir au final que des regrets aux filles.
Aussi mes compagnons sortant du monastère
quittèrent le pilou de leurs tenues austères
et au jardin d’Éden ces nobles cénobites
découvrirent la joie quand un p’tit cul l’habite.
Bien sûr, un sycophante épiant son prochain
dénonça l’innocence en des mots de crachin
et des épouvantails arrivés en renfort
firent peur aux oiseaux, sacré coquin de sort !
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