Catégorie : poemes
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Et si je vous disais…
Et si je vous disais ce qu’il m’échut de voir quand une joie coupable envahit mon esprit et que je me suis tue devant tant de folies sans souci de mon âme en son vague illusoire ? Mais voilà, il est tard et je vais me coucher sur un lit de damas propre au songe,…
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Le poème détruit
Le poème détruit Il usait tant sa plume au vents qu’on dit contraires Que ses mots finissaient enfin de ressembler A son âme et son corps, souvent trinquebalés Payant ses poésies à un taux usuraire Un matin cependant, un diamant littéraire Couché sur parchemin lui fit larmes perler Sa…
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Seul aujourd’hui existe
Narguer le temps qui vole, ment et nous pétrit. Rire des jours qui passent,ignorer ce qu’ils enseignent. Qui croit aux leçons se trompe ;un aveugle suit un aveugle,et tous deux tombent dans l’oubli. Hier triche,demain trompe,encore fraude,et le monde s’épuise. Seul aujourd’hui existe.
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Quand le Henri est mort
Quand le Henri est mort, on avait tous compris qu’il ne reviendrait pas ; mais quant à Dracula, on avait deviné qu’il nous ferait du tort. Et ça n’a pas manqué : dès que la nuit tombait, hors sa crypte maudite il arpentait la lande en cherchant la petite afin de la saigner. Alors moi…
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Le complotiste amoureux
Et si la Terre est plate, pourquoi la femme a des rondeurs ? Et si le World Trade Center s’est écroulé par une frappe, pourquoi l’homme en déréliction affiche en vrai ses érections ? L’homme est-il allé sur la lune ? Car les Ricains nous font la pige ! Pourtant les vénus callipyges ne comptent…
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Voussures de l’azur
Voussures de l’azur, nuages en lambeaux comme autant de lambris où mon esprit s’égare sculpté sur les tympans jusque sur les linteaux vous faites ciel de lit d’un cœur pur qui s’empare des rêves de la nuit eux-mêmes en fragments quand sonne le réveil et que le tintamarre de la vie sans retard oblige les…
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Clap de fin
Générique Il y a toujours un nouveau départ un nouvel ami, un dernier amour Ce moment le seul où l’on est serein que l’on voudrait prolonger qui nous laisse espérer que tout ira bien qu’ il n’y aura jamais de fin Ce moment entre mortel et éternel quand il n’y a, au fond, de…
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Je voudrais croire en Dieu
Je voudrais croire en Dieu, mais je n’ai pas la foi, alors du paradis, on fermera la turne et pourtant de la table en respectant la loi je ne mérite pas qu’on me casse les burnes ! Je ne ferai pas de brouillard dans le biniou et j’arrêterai céans de faire le zouave ; qu’on ne…
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À table !
Avant, toute froissée d’une toile cirée, j’offrais à mes convives du vin dans des verres sales, un rouge tord-boyau qui leur lavait la dalle, leur ruinait l’esprit et leur foie sinistrait, comme le firent les Vandales d’un empire en déclin. Onaro, le vin des costauds. Aujourd’hui toute lisse, ma surface ikéé, dans de propres gobelets…
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Jeux d’émaux
Tu es le feu de l’agateSans que le temps ne te gâteTu es le bleu du saphirQue caresse le zéphyrEt le rouge du rubisCeint de lapis-lazulis J’aime l’éclat de tes gemmesAu lapidaire, tes peinesSont retaillées en cristalAu son de mes mots-métalTu sais que bien malachiteNe profite jamais Je peins une aigue-marineCoffret dans une vitrineOpale…
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Les fleurs de mon jardin
Les fleurs de mon jardin ont d’étranges couleurs exhibées sans pudeur, pétales écartés, corolle de soie, organe foliacé, creusant un hypogée où enterrer mon cœur. Le pistil odorant, style, ovaire et stigmate, sous couvert de parfum enivre le passant d’une troublante envie de cueillir en rêvant, car Flore et Pomona offrent leurs aromates. Je me…
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Ni encre, ni larmes, ni ors
Je l’avoue , Je suis handicapée du cerveau Et quelquefois un peu du stylo Voyez -vous , je ne sais pas écrire De choses qui ne veulent rien dire Les encres les larmes et les ors J’ai peu de goût pour ces métaphores Mon langage est celui que voilà Authentique et pas de tralalas Pourtant,…