Catégorie : poemes
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Même les femmes pètent !
Même les femmes pètent — et ne vous en déplaise — elles sont de la fête pour siffloter à l’aise. Au temps béni du cassoulet, et de la potée auvergnate, un vent fétide se levait du Sud Ouest jusqu’à Ouarzazate ! Vénus callipyge, dont tout le bas des reins se courbe devant l’œil des esthètes-poètes, y…
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Le condor passa
Quand le condor passa, nous l’avons observé : il attrapa un rat afin de le manger. La passante arriva toute de blanc vêtue et nous, les pauvres gars, l’avons perdue de vue. Et puis sans y penser, j’ai couru après elle dans la sente embaumée. L’intuition de l’instant pressentit sur ses ailes celles des deux amants.…
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Le batelier de la Volga
J’arrivais, il me voit et me reconnaîtra quelques instants plus tard, attablée au café devant un chocolat. Nous nous étions connus un soir sur la Volga, moi en villégiature et lui le batelier : je tombai dans ses bras. Il halait une barge et subissait sa loi, tirant la bolozane en bourlaque attelé hé, ho…
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Fest-noz d’enfer
Et voilà l’ouragan ravageant le fest-noz faisant fuir les sonneurs de binious et bombardes pendant que je dormais en rêvant comme Booz dans la cabane en bois habillé de mes hardes. J’entendais les voisins qui pleuraient sur les ruines de leurs châteaux de sable, ô Nature enragée qui s’offrait cette nuit son terrible Halloween tandis…
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Pérenne
Qui écrira les mots du rouge des nuages qui sertira le vent dans l’écrin du tourment quand la lune complice étend son manteau blanc au soir du crépuscule et au matin des âges ? … C’est le temps, son burin, martelant les messages qui dentelle et dessine abreuvé sobrement des rires, des peines le bel…
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La femme aux yeux de braise
Ainsi c’était elle, la femme aux yeux de braise qui transperça mon corps jusqu’à fouiller mon âme et dont l’esprit malin enflamma les mélèzes qui protégeaient mon cœur complaisant dans son drame. Je dirais qu’à l’époque en mon for intérieur je survivais reclus après une défaite qui mettait à l’index tous ces petits bonheurs pour…
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La Quête
A mon amie C. Il l’avait capturée, l’inaccessible étoile Dans sa vieille épuisette usée un peu trouée Il la relâcha en période estivale Ne pouvant plus vivre son étouffant passé Fatigué de combattre une peur ancestrale Tous feux éteints, une nuit elle a mis les voiles Emportant avec elle en souvenir leurs nuits Lorsque le chasseur amoureux de son étoile…
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Le géant, ses fleurs et le chemineau
Et soudain le jardin se couvrit d’une fleur aux pétales soyeux, duvet qui se hérisse sous la main d’un géant saillant de sa torpeur, un monstre troglodyte, habillé de pelisse. Moi je passais par là avec mon baluchon, chemineau de la vie sans projet de fortune, au cœur des Pyrénées du côté de Luchon quand…
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La fente de Vénus
Perdu dans la montagne au milieu des rochers la fente de Vénus sourit au promeneur de ses lèvres rosées, rhodonite veinée de noir, précieuse, humectée de douceur. Fort délicatement comme un spéléologue du voile minéral tu marches plus avant, une galerie s’ouvre en un tendre prologue vers une cavité qui dans l’ombre t’attend. Dépose ton…
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La Merveille
À la force du vent, j’ai contourné Ouessant, aux rayons du soleil j’ai mouillé à Marseille et je ne sais plus quand j’aurais séché Fécamp avant que l’avant-veille on revît la Merveille. Et le Mont-Saint-Michel nous a fait la part belle pour admirer sa flèche et éteindre la mèche quand la marée d’icelle à hautes…
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La nuit du six août
Ma main se pose sur ta cuisse et nos bouches se retrouvent enfin nos cœurs palpitent à l’unisson d’un désir inassouvi tu es belle dans la lumière de mon regard offert … Tes cheveux dansent dans le vent ta nuque altière s’offre à mes baisers sanglants nos peaux se rassurent d’un contact persan…. Le silence…
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La force des choses
La force des choses* Ne m’apparait pas nécessaire afin de me sentir l’égale de l’homme ce grand animal que l’on m’ajoute un e en fin de chaque terme masculin J’oserais dire le contraire cet artifice de langage est mascarade et maquillage d’un statut qui n’a nul besoin de lettre de plus pour adjoint…
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L’étourneau
Je suis un étourneau devenu un corbeau qui en est fort ravi aux quatre coins d’ici. J’étais un pélican qui a fichu le camp vers une autre planète où on aime les bêtes. Je serai un tatou joyeux comme un zazou planqué en Amérique au son de la musique. Mais je ne suis qu’un homme…
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Sororité
Dans un espace-temps qui se couvrait de honte et que l’on définit comme étant d’un ailleurs où seules des femmes subissaient une tonte, je marchais tête haute et délivrée des peurs. Quand la sororité refuse que la mort alimente le feu — sorcières au bûcher — dans ce pays Baugeois où plus d’un clocher tors…
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Mitzi
Je l’aimais de partout et quand elle est partie un matin du mois d’août, fini le coq hardi ! Je la cherche partout surtout très loin d’ici, mais tout me semble flou depuis qu’elle est partie. Et quand je dis partout, sur toute galaxie elle me rendra fou même en vélo-taxi. Je vis loin de partout…
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[la Galerie de Diane] portrait N°6 Le fier à bras
J’ai un très vieil ami qui me fait ,en confiance, souvent part de ses confidences, Ignorant que je connais bien, et c’est cocasse sa naïve maîtresse, ma voisine d’en face Qui, et c’est mon humble avis, subit trop asservie de ce triste sire les moultes duperies le bavard , se mettant en outre…
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Léon
Et contre toute attente j’ai trouvé le temps long pour remonter la pente qui conduit à Léon. Léon est un brigand recherché de partout, mais un bien bel amant, un Géo Trouvetou. Il farfouille mon âme et parfois un peu plus, une si fine lame quand en moi il se musse. Il me fiche la…
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A minuit sur la croix
En pleine canicule, il se rend sur la tombe De sa défunte épouse ; bravant les hécatombes ; Animé par l’hommage à la femme de son cœur, Qui fait à son chagrin prendre de la hauteur…. Mais il court le danger de trop s’aventurer, De faire que son amour se ruine en la durée. C’est-à-dire…
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Dans l’eau de la rivière
Dans l’eau de la rivière où jouit l’écrevisse ; dans l’eau de la marée où pêcher le homard perdu en l’univers au gré de la Matrice, fluidité partout ou du moins quelque part. L’écrevisse à la main, le homard au casier bleu quand il est vivant, rouge quand il est cuit offrent des mets de…
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Moi, mon colon
Sempiternellement, mais pas au débotté, j’irrite le colon qui se croit tout permis alors qu’au bout du compte et au bout de sa vie cet être de papier ressemble au chat potté. Certes un grand chapeau protège son museau des rayons du soleil et des UV traqueurs quand bien même le vent déshabillant les fleurs…
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Dandy né
J’ai volé quelques lettres Au vieux facteur Cheval Pour quelques heptamètres Façon couleur Chagall .. J’ai volé la faconde Du sud et l’accent ch’ti Un faux air de Joconde Un poème frichti .. Fait papier une rose Et d’ un bonbon sucré Un beau serment sacré .. Frégoli de névrose Empruntant un habit Volé au…
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Coup de gueule
Quel animal saccage son environnement se forgeant une cage où s’enfermer vivant ? Les hommes et les femmes, qu’on dit intelligents ont provoqué le drame et s’enferrent dedans. Ligaturons les trompes vasectomons les mâles et tarissant la pompe nous tairons l’animal. Que cette intelligence qu’on dit artificielle pèse dans la balance d’une joie matricielle. Un humain…
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Comme un petit oiseau
Comme un petit oiseau sur son arbre pépie, devant l’amant jaloux qui sous cape m’épie, comme le champ de blé exhibe ses épis, je n’ai pas de répit. Oiseaux, amant et blés s’unissent contre moi, la femme qui d’un rien s’en fait tout un émoi et de ses yeux rougis qui sans cesse larmoient, je…
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Evening at Tiffany’s
Evening at Tiffany’s Il se fait tard, sans que je m’en sois aperçue L’ombre du soir Habille peu à peu la rue J ‘écris, penchée dessous ma lampe Tiffany Des mots teintés A la couleur rouge rubis …
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Revoilà mon utopie
Revoilà mon utopie qui m’ouvre sur l’infini du bon, du beau et du vrai — et ce malgré qu’on en ait ! Si le paradis sur Terre me semble un peu terre-à-terre, ici-bas une presqu’île me préserve comme une île. Je rêve de Tatihou dans un beau rêve si fou qu’à jamais se réveiller peu me…