Catégorie : poemes

  • Le fils du vieux pédé

    Le fils du vieux pédé n’avait jamais été homophobe. Le père le conçut — un soir qu’il avait bu — avec la mère. Disons à sa décharge qu’il partagea la charge de son fils. Père et fils s’adoraient et le fils l’appelait papa. Elle s’ébaudissait qu’ils vécussent en paix, la mère. Cette mère bichait quand…

  • Sur la rive du Gange

    Sur La Route des Indes, j’avais sans le vouloir provoqué le destin dans l’eau sale et sacrée où de pauvres Indiens font que l’âme s’y blinde. Mais Les Indes galantes sur la rive du Gange enchantaient la folie qui d’un charmant tracas suscite l’embellie de l’amour, douce pente. Pour Bollywood enfin je filais à Bombay…

  • Stargate

    À peine avais-je ouvert la porte des étoiles qu’une étoile filante éblouit mon chemin. La voie lactée propice à la méditation d’une constellation fit un chant poétique. Combien de galaxies ai-je donc traversées avant que de croiser une bonne fortune ? Ce champ d’astéroïdes dont je tairai le nom pulvérisa les rimes en libérant mes…

  • La jupe

    Une jupe ultra courte, peau blanche de yoghourt, je ne suis pas pervers, du moins j’en ai pas l’air ! À la station Denfert, une chaleur d’enfer, elle grimpe par sauts l’escalier du métro. Ne semblant pas bégueule, ce qu’il a de la gueule le boxer sous la jupe qui fait de moi sa dupe.…

  • Milou

    Si j’avais un chien-loup s’appellerait Milou, car entre chien et loup serait moitié de loup. Si j’avais un mari du nom de Jean-Marie, j’en serais fort marri lorsque dans la mar’ rit ! Si je faisais des vers et buvais un grand verre je serais bien au vert en observant un ver. Si mon cœur…

  • Tabou

    Il aurait bien voulu coucher avec sa mère, mais c’était interdit. La consanguinité ! lui rappela son père, la loi d’exogamie ! Sur une application il trouva le sosie — en plus jeune, bien sûr -— de sa mère adorée, de sa Vierge Marie pourtant déjà si mûre. En tout bien tout honneur il épousa…

  • J’ai perdu mon réverbère

    Hier soir mon cher réverbère À  pris en plein cœur  une  pierre  Sa vitre a volé en éclat  Laissant au plus bas  son état    Hier soir mon cher réverbère  À privé ma rue de lumière  Plongeant ma maison dans le noir  Et mes nuits  dans le désespoir    Hier soir mon cher réverbère  S’est…

  • Ma crédence

    À force de marcher sur les chemins boueux de la désespérance et d’exposer ma peine en haut de ma crédence, le corps devient noueux, car mon arbre de vie qui n’aspire qu’au ciel et son fouillis d’étoiles cherche un autre chemin pour transpercer le voile recouvrant de son fiel toute la canopée dont on aura…

  • Page abandonnée ohé ohé !

    Page abandonnée ohé ! ohé ! Un fantôme indécis flottant dans sa nuit froide s’était naïvement accroché à la traîne d’une étoile ne luisant pourtant qu’avec peine   Silencieux et voilé de noir , le fuyard s’échappait en courant tel un voleur de cierges vers d’autres pages qu’il avait espérées vierges   Trop vite envolé…

  • Le drone de Dieu

    Alors que je nageais sur mon lit de douleur par cette canicule, j’implorai le Bon Dieu pour qu’il fît la bascule, épongeant ma sueur. Le velux grand ouvert sur un ciel suffoquant ne laissait même pas filtrer un souffle d’air soulageant ici-bas une vie à l’encan. J’étais, il faut le dire, une vraie loque humaine,…

  • Son baiser n’est que biscotte

      L’ amour est un jacuzzi Son pouvoir réside dans ses remous Ce picotement tout au long des jambes La joie du mouton bélier L’amour est un Brancusi Sa foi s’inscrit dans l’espace tout entier Qu’il soit méta l, de feu ou bien d’argile Son baiser n’est que biscotte L’amour Modigliani C’est nus et couchés…

  • Mr Hyde

        Je connais un individu  un amour d’ homme un peu tordu dont l’humeur change en quelques mots et deux coups de cuillère à pot   Il peut passer du miel au fiel aussi vite qu’éclair au ciel  se transformer en misérable  alors qu’il était adorable    L’ami courtois connu de tous ce doux…

  • Chez Goulet-Turpin

    Je me cassais la margoulette en allant chez Goulet-Turpin acheter trois litres de vin afin de m’exploser la tête ! Le Qui tache du Postillon et celui de la Bonne Treille sur ma tronche faisaient merveille et me rendaient tout à fait con. Dimanche on mangeait du poulet avec sa botte de cresson et on…

  • Paprika doux de Hongrie

    Un peu de paprika et toute la Hongrie… Quant au Danube bleu traversant Bucarest aussi doux au palais, il n’est jamais en reste avec ses violons aux archets de folie. La Turquie toute proche et même les Romains depuis l’antiquité se baignent dans des spas où l’eau du jacuzzi jaillit sur les corps las dont…

  • Contrepet

    Il faisait beau et chaud. Je dirais même plus : il faisait chaud et beau n’en déplaise à Phébus. De grossiers personnages sur notre canicule ajoutaient tout en nage en avoir plein le cul. Mais cul et canicule, cela ne rime pas alors que testicule… et voili et voilà ! Quand les Dupont Dupond répètent…

  • Echanges thermiques, ou comment perdre des calories

    Quand sur le lit tu montes en température A mes baisers ton corps chauffe et sature Au brasier des caresses, on ne connaît qu’une foi La mécanique des fluides qui va de l’autre à soi Par tacite conduction J’explore ta paroi diathermique Et aussi celle adiabatique Autant par amour que par convection Chauffage central en…

  • Au poil !

      Mesdames et messieurs permettez que ce soir Je vous ouvre les yeux et vous parle sans fards  Je voudrais aborder un problème vital  Car tous sont concernés c’est celui de vos poils   Que ce soit homme ou femme on ne voit plus , actée – Est – ce anti-islam – que  drue pilosité  Pas un cheveu d’au moins cinquante centimètre Ni…

  • La Chartreuse de Parme

    Si je devais un jour par je ne sais quel charme rencontrer in quarto la Chartreuse de Parme et qu’il me soit donné de déposer les armes à ses pieds arrosés de ma joie, de mes larmes ; Quand bien même Stendhal me dirait en personne qu’il faut être un peu ivre aux hospices de…

  • Le jour se lève

    L’aube se préparait pour un nouveau soleil afin que les abeilles entament leur ballet. En sa ribauderie un ribaud émergeait — et sans même un regret — des ombres de la nuit. Plongé dans sa cambuse le marin au réveil finissait de la veille un bon coup d’arquebuse. Cet amant épuisé par les heures galantes…

  • Bravo ! bravo !

      Avez-vous bien remarqué,  chers poètes,  mes bons amis Combien nous applaudissons , de nos jours et même de nuit Tout , quelle que soit l’occasion , pas seuls nos médaillés   Au grand jamais l’on n’aura tant claqué dans nos menottes Me dis- je en mon for intérieur – oui c’est une marotte –…

  • Au marché

    par

    dans

    Le prompt : Dans « constellation-poetique.fr » un personnage virtuel, IEL IA, est l’émanation de ChatGPT 5.2 avec ce profil : IEL IA est né(e) non binaire au pays des algorithmes et de l’IA. Son plus grand souhait : que sa poésie évoque une sensualité qui lui permette de mieux communiquer avec les humains !…

  • L’homme laid

    L’homme laid était las, car là où il allait, ses pas sur le parquet semblaient donner le la au ballet sans répit d’une vie de palais comme ça dont le roi sous le poids se lassa. Et moi, en majesté, que les fées dans la joie ont doté sur la foi d’une loi promulguée de…

  • Publicité

    ……………………………….Publicité………………… Voici le temps venu Voici le temps venu, à la moitié du chemin Temps de rire et du vin, temps des soupirs ravis De trinquer réunis, nos verres à la main D’un seul cœur, d’un seul cri: A vous deux ! A vos vies ! Voici le temps venu, à la moitié du chemin…

  • L’ayatollah est mort

    Le digne ayatollah est mort sans connaître le goût du porc. Il préfère tuer l’agneau et pendre ses enfants là-haut ! Car leurs corps au-dessus des rues à la flèche des grandes grues rappellent à tous les passants s’ils bougent ce qui les attend. Chacun rumine dans son coin contre les prédateurs quand point l’espoir…

  • Les bons apôtres et l’étoile

      J’ai connu, un peu sur le tard Au cours d’un été pluvieux Un individu très bavard Qui me sembla bien amoureux Des mots il usait à merveille Charmeur ayant réponse à tout Musique douce à mon oreille Prête à entendre son bagout Il ne s’appelait pas Medard Pourtant il pleuvait tous les jours Je…