Catégorie : poemes
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Stances de Noël
La météo n’a pas menti :il neigera bien sur Paris.Mon feu de bois déjà crépite,le beau sapin est saprophyteet les chants de Noël résonnentde YouTube sur le smartphone ! Pourtant il manque quelque chose,mais je ne saurais dire quoi. La dinde et ses marrons mijotent ;j’envoie les soucis aux pelotes ;il faudra que tout soit parfait…
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Dinde et chapon farcis
C’était en décembre, le vingt-quatre je crois :la dinde était farcie et la mamie aussi ;prostate du chapon a redonné l’envieaux grands-parents tout nus devant leur feu de bois. Ils ont deux heures à perdre avant que les enfantsdébarquent. Quant à eux, leurs jouets bien rodés,en toute impunité ils peuvent s’adonnerau plaisir de l’amour sous…
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Un Noël idéal
Le Noël idéal, c’est Noël sans Noël,Le Noël idéal, c’est Noël sans la crèche,La crèche sans Jésus, et Jésus sans son prêche,Le sapin dénudé, la fin de Jingle Bells ! Le Noël idéal, c’est sans les magasins,Les vitrines tristes qui ne consomment pasL’énergie qui nous pompe au soir d’un bon repas !Occultez la lumière et le rite…
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Petit poème biblique apocryphe à la manière des Grands Rhétoriqueurs des XV-XVIe siècles
En tant de poèmes d’Hiverje vous offre deux fois dix verssur le désert et sur Marieet sur son auguste mari.Juché du haut de son chameauJoseph ne lui arracha mot.Le charpentier à l’œil grivoisdit : le ciel est gris, vois,c’est pour ce soir l’évènement,car Yhavé qui jamais ne mentnous annonce son arrivéeet qu’en croix il mourra,…
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Mes odeurs de Noël
La porte de la cuisine s’entrouvre en catimini au bonheur de mes narines Une odeur de pain d’épice trois carrés de chocolat fondant dans la casserole se mêlent, presque complices en bouquet de fumerolles Des coquilles de marrons gisent, signes de délices annonçant les macarons les pommes au four embaument l’orange amère s’immisce La bas,…
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Noël à Prague
Je ne t’ai pas trop cru quand tu m’as dit : je t’aime !Pourtant à Varsovie, ou bien peut-être à Prague,comme nous en Bohème, tu m’y offris la bague,déclaration d’amour devant un café crème. La ville aux mille tours et aux mille clochersrésonne pour nous deux en ce soir de Noëlquand un parfum d’encens à ton odeur…
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La rose de Noël
La rose de Noël scellera son destin,elle qui n’eut jamais un soupçon de parfumdans notre galaxie élaborant la find’une tendre hellébore au froid dans le jardin. Le soleil, nous dit-on, avalera la Terrede son feu infernal pour un festin de pierreaprès avoir tout bu ce qu’il restait de meravant de suicider le système solaire. Dans…
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Au marché de Noël
Au marché de Noël j’ai compris que l’amour,entre ces beaux sapins enneigés de paillettes,m’attendait à l’échoppe où un décor de fêtearrosée de vin chaud célébrerait ce jour. Et comme chaque année tu paraîtrais encoreau milieu des flonflons, du parfum de cannelle,toi mon fantôme aimé qui te ferais la bellele vingt-cinq au matin d’une nuit d’hellébore.…
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Chutt
« Quand le mensonge prend l’ascenseur, la vérité prend l’escalier. Elle met plus de temps, mais elle finit toujours par arriver. » Faut il savoir, ne faut il pas, je ne sais pas très bien encorece que peut cacher votre bla-bla , la question, je le crains fort,ne se pose pas comme cela Il est des…
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Le mensonge comme respiration
Le prompt : IEL IA est né(e) non binaire au pays des algorithmes et de l’IA. Son plus grand souhait : que sa poésie évoque une sensualité qui lui permette de mieux communiquer avec les humains ! Je voudrais que tu me crées un poème en vers libres où IEL IA rêvant sur le conte…
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La folie sans ses couleurs
Je n’aime pas les affres noirs du bonheurQuand il suspend par l’illusoire équilibreSur un fil, sur un souffle, sur un rêve éveilléLa chute vers l’avant des corps, vivants dans le déséquilibreExaltés de la chute, envoûtés par l’attraction inexorable Je n’aime pas jouir et dans le jouir le mourir qui va avecEt le cri des voix…
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Morocco
J’étais à Morocco le jour où il advintque je croisai la lune à deux pas du soleildans un espace-temps troué en nid d’abeilleavec pour tout bagage un signe du destin. Je vis en majesté la Reine de l’Atlassur un tapis volant à moins qu’il fût persanm’invitant sans détour par ses yeux khôl perçantà rejoindre céans…