Catégorie : poemes
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Ce que j’aime en amour
Ce que j’aime en amour, c’est le vent du désert, le Bédouin ensablé sur son fier dromadaire, L’Atlandide rêvée, j’y suis Antinéa et toi mon Saint-Avit fuyant au Sahara. Ce que j’aime en amour dans la carte du Tendre, pays imaginaire à l’abri des Cassandre, royaume de coquetterie bien tempérée, c’est une allégorie qui m’aura…
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Au terme de mon temps
Au terme d’une vie passée dans l’opulence d’un palace au palais, de jets privés en Rolls, je n’ai aucun regret d’une telle existence, baignant dans le caviar à la louche de ruolz. J’aurais pu composer en mille et une nuits un harem impérial avec toutes les femmes qui eurent le bonheur de partager mon lit…
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Hit the road, Jack!
La blondeur de ses cheveux Que capturait le soleil Enchantait tous mes aveux Comme un rêve à son réveil Elle portait une robe De mousseline légère L’anneau d’argent à son lobe La rendait fière et altière Car elle avait de faux airs De Carmen ou de gitane Ses yeux perçaient les faussaires Elle voyait…
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La Bataille qui avait déjà choisi
Un Aujård leva le doigt. Il redescendit. Satisfait. — Qui a frappé ? demanda quelqu’un. Personne ne répondit. Mais un Koskvíkingar recula, touché par une hésitation très nette. Le sol absorba l’élan. Le rendit ailleurs. Le sable se tassa. Sans prévenir. Mårkvar chargea. Il arriva en avance sur un adversaire qui n’était pas encore là.…
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Qu’il fit du vent
Dans la tiédeur du jardin aux lilas s’évaporent des parfums malicieux un vent subtil les emporte en habille de tendres et vaporeux sillages de falbalas. La brise imprègne tous les alinéas par virgules, soupirs ã chaque étage odeur voluptueusement blanche des fleurs perlées dans le feuillage de mon cher et vieux seringa. J’aime deviner…
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La fable de l’auteur, du narrateur et de leur personnage (version remaniée)
Je ne l’ai pas quittée sur le quai d’une gare après l’unique nuit et en lui promettant de se revoir bientôt pour d’autres moments rares à chercher l’harmonie jusqu’à la fin des temps. Je l’ai assassinée. Qu’elle ne souffre pas après avoir goûté au bonheur absolu dans les bras d’un amant, et ce jusqu’au trépas…
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Le vrai du beau
La couche fraîche d’amour baigne le feu des amants toute la nuit et un jour, leurs désirs trop impatients. L’hirondelle ce matin et les abeilles déjà butinant des lendemains qui chantent hantent mes pas. Vois le phacochère en rut qui piétine le gazon et se donne pour seul but de se trouver un blason. Le…
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Le chemin de Damas
1. sonnet Je vivais dans le stupre et la fornication comme un Sardanapale à Sodome et Gomorrhe et au Capharnaüm de mon esprit retors parmi les bras cassés combien tordus du fion. Les femmes lascives trouvaient gré à mes yeux et ma lubricité se livrant dans les claques de l’Asie du Sud-Est où sévissaient les…
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La guerre Koskvíkingarde
Ils sortirent de la hutte. Ou du manoir selon. Le dehors, lui, n’avait pas attendu. Il était là, installé, presque en avance. Le vent passa devant, comme s’il connaissait le chemin qu’ils n’avaient pas pris. La lande s’écarta légèrement. Par précaution. Mårkvar inspira — ou tenta. L’air entra avant même qu’il n’y pense. — Bon,…
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Oyez mes amis
Oyez mes bons amis le doux chant des oyats s’accordant à la brise au plus haut de la grève sur les dunes plantées où un beau jour baya le cri des goélands qui s’affament sans trêve. Je chante les ormeaux et même les tourteaux au milieu du varech quand la mer se retire et que…
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En parlant de ma Lorraine
Pour parler de ma Lorraine Avec mes p’tits mots Je voudrais rester sereine Avec ces chameaux Qui ne parl’ que de la plaine De leur Cotentin dondaine Ho ho ho Couchers vespéraux … Ils sont amoureux des vagues Brumes et rochers Du vent qui leur fait des blagues Et les fait rêver Pensent-ils…