Dans l’eau de la rivière où jouit l’écrevisse ;
dans l’eau de la marée où pêcher le homard
perdu en l’univers au gré de la Matrice,
fluidité partout ou du moins quelque part.
L’écrevisse à la main, le homard au casier
bleu quand il est vivant, rouge quand il est cuit
offrent des mets de choix, titillant le gosier
dont je vous prie de croire en ce doux court-circuit.
On chasse le renard qualifié nuisible
à courre et à cheval ou même à trottinette
et je ne sache pas qu’un verset de la Bible
l’aurait justifié pour ceux qui se la pètent !
Et quant au sanglier grommelant de plaisir
se roulant dans le stupre et fornication
il se reproduit vite, en battue on le tire :
pauvre marcassin perd sa filiation !
Bientôt plus d’éléphants ni de tigres aussi,
le Bengale se vide afin que les cultures
ne soient plus saccagées, mais mon âme pâtit
d’oublier ce trésor puisant dans la Nature.
Je me sens seul.
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