
1. sonnet
Je vivais dans le stupre et la fornication
comme un Sardanapale à Sodome et Gomorrhe
et au Capharnaüm de mon esprit retors
parmi les bras cassés combien tordus du fion.
Les femmes lascives trouvaient gré à mes yeux
et ma lubricité se livrant dans les claques
de l’Asie du Sud-Est où sévissaient les macs
observant nos vices et nous filmant au pieu.
Pourri jusqu’à la moelle, assez de maladies
m’accablaient de leurs maux et j’en mourrais bientôt
dans une puanteur à chasser mon ego.
Allez, ne lisez pas mes viles poésies,
leur prosodie bancale aux rimes folkloriques,
dont le pet de lapin vire au scatologique.
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2. contre-sonnet
Un jour saint de printemps sans que j’en fisse emprunt
la foi me pénétra lors moi qui tant de fois
t’en avais pénétrée, Marie-couche-toi-là,
je sentis par la grâce un esprit qui m’empreint
rachetant mes péchés et le plus grand de tous
qu’en naissance on acquît, l’originel, mahousse !
Le poète maudit fut à l’instant béni
et porta la parole et la bonne nouvelle
à tous les mécréants qui faisaient la part belle
aux croyances sans fond, aux pratiques impies.
De bonne heure à l’église en priant doux Jésus
je suis à l’unisson des gens bien comme il faut
et d’ailleurs je me vautre au firmament des mots
dans une parousie rédimant le bizut.
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