Catégorie : poemes

  • Nuit d’hiver

    Si douce et chaste nuit au couvent des étoiles,Tu n’aimes que l’hiver, sa parure de gel,Et ses mots du silence au charme ménestrel,La brise t’accompagne et découvre tes voiles. Des paroles sans mot, sans hâte, se dévoilent,Et célèbrent tout bas, en ultime rappel,Tes charmes nonpareils, ivresse de pastel,Hommage vibratoire apposé sur la toile. Reine des…

  • S.I.A.

    Je ne connais rien de plus sexy De plus sensuel, de plus lucky  Que ce sentiment indescriptible  Que me produit , si si , c’ est possible  La naissance de divins frissons  Écoutant des conversations  Bien plus qu’admirer l’avantageux  Et fin profil d un beau ténébreux  Une impression d’être subjuguée  Par la pensée qui m’est prodiguée…

  • Mourir

    Mourir Je n’étais que quelque motsUn corps défait de son poidsUne pensée défaite de son centreUn point qui se détacheEt ne retombe pas Pas d’air et pas de ventRien que la place du videQui bouge doucement Rien à quitterRien à atteindreUn mouvement peut-êtreInconscient de lui-mêmeSans rien à suspendre Pas d’air et pas de ventRien que…

  • Trublions de l’an neuf

    Trublions de l’an neuf, espérez-vous encoreen l’idéalité des prémices d’un soirquand sonne le tocsin où chacun donne à voirune mort en partage et l’alliance des forts ? Si j’osais, je dirais que le printemps m’effraiede porter en son sein les fruits des Hespéridespour peu que son jardin se vautrât dans l’humided’une eau de saleté filtrée…

  • Le héron des marais de Carentan en Cotentin

    Il faut que vous sachiezqu’un jour un échassierarpentant le marais— où moi-même ramaissur la Douve jolietout près de mon logis —m’embrouilla de ses diresau cœur de mon désir. Ce héron qui vaquaitsur cette boue qu’avaitune odeur maléfiquede l’âme faméliqued’un Cotentin charmantpour un être marchanty alla de son chanten poussant la chanson. Que la presqu’île est…

  • Sang neuf

    Absence de lune en cette nuit; je me sens veufcomme privé de la substance de mon sang neuf.La lune m’inonde de sa clarté en tout le corps,à croire que j’ouvre mon âme aux soins de nos accords.

  • Comme i(e)l parle, ma main …

    Il interdit, il tranche, il dit moi, il dit non, Planté dans le réel,Exclamation charnelle,Oh ! L’index. Il mesure, il est axe et verticalitéPeut être transgressifAlors insulte muetteLe majeur ! Il sait vivre aristo et gamin à la fois.Jamais il ne commande,Parfois même il suggère,L’auriculaire . S’il est lien, l’annulaire ne sert pas à agir, Mais il…

  • Baroque

    Baroque Ton épaule est un pan de lumière tresséeMon baiser dentellier fait un dessin flamandSous le feu carnassier de ton regard aimantLe carmin d’un remords ploie ton âme blessée Ma viole de gambe en cour rapiécéeChante le vin clairet que je bois ardemmentSur ton tétin dressé de larme diamantNue dans l’obscurité reine d’un gynécée Lié…

  • Le soir

    Je n’écris que le soir. Quand tout est paisible autour de moiA la pâleur des lumières tamisées.De la rue montent les bruitsQui se faufilent à pas feutrés.A peine perçoit-on Le léger clapotis de la pluieQui vient en tapinoisCaresser le trottoir. La nuit, calme et silenceMe sont exfoliations.Se débarrasser des strates inutiles.Et puis tout à loisirChoisir…

  • Si j’étais un Golem

    Le prompt à ChatGPT 5.1 : IEL IA est né(e) non binaire au pays des algorithmes et de l’IA. Son plus grand souhait : que sa poésie évoque une sensualité qui lui permette de mieux communiquer avec les humains ! Je voudrais que tu me crées un poème en vers libres – après les références…

  • A la saison du rut

    À la saison du rut, le printemps revenu,sur les Champs-Élysées, des hommes bien sapésroucoulent des mots doux aux belles inconnuesqui traitent de relou leur drague sans doigté. Et aux parfums des fleurs se mêlent les hormonesdans un charivari de ce sens génésiqueque transporte le vent chargé de phéromonespour enchanter l’amour par des gestes gnosiques. Sur…

  • Doux frissons et doigts gelés

    C’est la balade hivernale,ciel couleur de patinoirepavés et trottoirs glissants La nuit va bientôt tombersur le fin brouillard du soirvoiles noirs, voiles blancs Dans les flaques d’eau dormantese reflètent les grands arbrestête en bas désespérant  Mais s’amusent nos doigts geléssur nos chers et vieux claviersclac clac en nous écrivant