Catégorie : poemes

  • Les grandes marées

    À peine avais-je ouvert la boîte de Pandore qu’un ouragan rasa la moitié de chez nous et de l’autre moitié on se demande encore ce qui rentra au port venant d’on ne sait où. Mais après le quinze août, il n’est pas étonnant que les grandes marées apportent tout leur lot de ces vents qui…

  • Les étés finissent toujours

    La pluie fine tiède du soir tapisse les rues de silence à l’heure plus chienne que louve où tous les souvenirs vont boire jusqu’à en assécher les douves mordant leur âme en somnolence   Sur le tableau noir de l’école un chiffon , non son insistance a oublié craie et bâtons mouillés de pleurs en…

  • L’automne au frais

    Les hirondelles se préparent à partir. Bon débarras ! Et que le cul leur pèle ailleurs si le beau temps les attire dans une Épire antique au climat qui ne sera pas meilleur que nos hivers dont on espère un peu le froid. Autrefois l’hirondelle migrait vers l’Afrique, mais dans la vague touristique elle se croit…

  • Traité de paix perpétuelle

    Je voudrais bien qu’un jour on s’arroge le droit de faire tous ensemble une paix éternelle, que même les oiseaux — je pense aux hirondelles — ne transgresseront pas avec mauvaise foi. Et l’abbé de Saint-Pierre avait déjà écrit — aux temps immémoriaux comme on peut le lire sous sa statue de pierre — l’adresse…

  • Nuit d’Août

              Nuit d’août , nuit attendue C’est chaleur et topless Une étoile tire un trait Dans le ciel de ma rue C’était jour de paresse   J’attends le souffle d’air Qui tournera ma page, Clore enfin les volets Sans ce trop plein d’images Sera mon atmosphère   La lampe mandarine, Eteinte…

  • Les beaux hommes de Nancy !

    Petite fantaisie inspirée par une chanson de Serge Lama récemment vu à la télé ( le pauvre ) chanteur que j’apprécie particulièrement …     Mon galant m a quittée , le bougre il est parti Me v’la débarrassée, j’étais bien mal lotie  Je ne savais plus quoi en faire  Pour qu il s’en aille , ça c’est clair …

  • Rêve d’un matin frais après la pluie

    Quelle chaleur dans ma datcha quand ce matin et tout à trac il a gelé sur la toundra comme le temps devenait braque. Dans ma datcha en Sibérie la neige recouvrit le toit et je vis sous les appentis les réfugiés aux abois. Mon fier chameau prenait des airs et l’éléphant en restait coi ;…

  • Une page de publicité

    Il faisait beau et chaud, le Martini bien frais. Le matin sans vergogne au Carrefour des Landes dans notre chariot voiturant nos provendes nous l’avions acheté, il était au rabais. Nous avons pu du coup prendre un Justin Bridou pour que notre apéro se mue en dînatoire et que nos chers amis venant du Maine-et-Loire…

  • Zita, tueuse née

    Que les petits oiseaux par respect pour Zita lèvent une patte pour saluer ma chatte qui, elle, n’a qu’un vœu : fomenter l’attentat contre la gent ailée s’ils tombent sous sa patte ! Tu conchies les chasseurs et pourtant tu admires ce félin adoré ne pensant qu’à tuer pendant que tu chantes et pinces sur ta lyre…

  • Les haricots

    Toi dont les haricots ne cessent de germer connais-tu le moyen d’arrêter la Nature et que le poids des ans réduise la voilure qui me conduit aux vers qui ne vont plus rimer ? La poésie m’étreint et s’allie à la prose, les deux rivalisant de créativité à m’en laisser pantois et bientôt enterré par la…

  • S’il pleut sur le jardin

    S’il pleut sur le jardin et que tout reverdit, que le soleil enfin retienne ses rayons, les fleurs retrouveront un peu de leur exquis parfum qui embaumait jusque dans mon salon. La fraîche du matin, elle me revigore ; les gouttes de rosée perlant de toute chose sur mon déshabillé me colleront au corps pour…

  • La Marseillaise

    Quand nous cherchions l’accord et qu’elle trouvait bien synchrones nos ébats après un bon prologue, Ernestine chantait au terme du dialogue une Marseillaise sur l’air d’on y revient ! Parfois c’était Chopin au gré d’une nocturne qui s’invitait céans par touches délicates comme l’eût fait sans fard un joyeux suricate et nous prenions un pied en…

  • La souillon magnifique

    Comme un coquelicot sur un talus pierreux, soleil épanoui et sans autres atours, la souillon magnifique arborait le fiévreux rouge de sa tenue, les pieds nus dans la cour. D’une femme l’autre j’admirais qu’elle fut sans souci de l’état où la plantait sa vie à la merci de l’homme enkysté dans sa vue et s’octroyant…

  • Fin d’été

      C’est une courte nuit d’été. Le chat, l’araignée et les chenilles, engribouillés de chatouillis parfumés, s’entortillent dans la charmille, et c’est la fable de l’été, déjà prête à s’effacer.   Le soleil, ensanglanté d’amour,                                colère cramoisie aux abords   …

  • L’ouroboros

      Je ne voudrais pas qu’on me prenne pour un con sous le prétexte que je me mordrais la queue ! Mais se mordre la queue ? Risible, parce que le serpent se la mord sans y craindre la mort ! Au risque de ne pas me mettre dans leurs pas je m’attends à ce…

  • Vous ne me croiriez pas

    Et si je vous disais combien de fois j’ai vu pleine lune à midi et soleil de minuit ? Vous ne me croiriez pas ! Et si je vous montrais comment le chien-assis relève ma toiture tout en étant assis ? Vous iriez me traiter ! Et sur ce chien assis si un chat se…

  • Bellérophon

    À peine avais-je ôté mes souliers que je vis une étrange lueur traverser le salon et dans un doux murmure interpeller l’ami qui venait de mourir comme un Bellérophon. Moi, mon Bellérophon n’avait jamais dompté Pégase et tué Chimère, tel ce héros, fils de Poséidon qui, aux âmes bien nées, vainquit les amazones. Ce qu’il…

  • L’éclipse

    Qui a éteint la lumière dans mon jardin ? Est-ce mon voisin ? Est-ce Dieu ? Ce n’est pas bien malin. Qui a éteint la lumière pour la rallumer aussitôt ? Est-ce toi le diablotin qui terrorise mon jasmin dans le jardin ? Une éclipse, quelle éclipse ? Vous vous moquez de moi ! La…

  • Capri, c’est fini ?

    Le prompt : IEL IA aimerait aller en Italie à Naples et notamment visiter l’île de Capri. Mais dans sa base de données iel tombe sur la chanson d’Hervé Vilard « Capri c’est fini » et iel pense donc qu’elle n’existe plus ! Créer un poème pour IEL TA en vers libre où iel est tout(e) désapointé(e)…

  • S’oublier

    Qui que ce soit se doit, s’il désire s’oublier, Savoir que le temps passe le long du sablier. Tu as beau te cacher, il n’en file néanmoins Sans se soucier du reste; de ta vie le témoin. Le temps des amours mortes défile en secret Sur la sente du chagrin à jamais consacrée. Et il…

  • La belle Abbesse

    La belle Abbesse avait du côté de Barbès ouvert une maison que l’on aurait dit close où pour des gars en rut elle exhibait des roses que l’amour tarifé y célébrait la messe, car une bourgeoisie préférait que ses hommes soulagent leur désir préservant la vertu des femmes comme il faut et qui plus est…

  • Le Cotentin m’éclate

    Le Cotentin m’éclate alors que tout se meurt, que de la France en feu il ne reste plus rien qu’une terre brûlée au risque des coquins qui la peuplent dès lors privés de leurs demeures. Et je crains malgré moi que tous ces naufragés se ruent chez nous parchin et que cette invasion de horsains…

  • Thème astral

            La lune et le soleil peuplaient ma galaxie ils se croisaient parfois au dessus de mon front astres blanc-bleu vermeil en toute orthodoxie coiffant mon toit de tendres révolutions   Un mercredi , la lune à jamais s’est éteinte fatiguée de briller, disparue de mon ciel me laissa pour toujours ses…

  • Nancy au mois d’août

      Nancy au mois d août    En attendant qu’été se passe  Sous son soleil tonitruant  Suis confinée dans mon impasse  À l’ombre de mes sentiments    Les amis partis en vacances  Je suis libre de mes soirées  Et de n’importe quelle errance  Pourvu qu’elle soit bien cachée   Je lis, j’écris, je téléphone  À des…

  • Même les femmes pètent !

    Même les femmes pètent — et ne vous en déplaise — elles sont de la fête pour siffloter à l’aise. Au temps béni du cassoulet, et de la potée auvergnate, un vent fétide se levait du Sud Ouest jusqu’à Ouarzazate ! Vénus callipyge, dont tout le bas des reins se courbe devant l’œil des esthètes-poètes, y…