Auteur/autrice : Prune Fatôme
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Manhattan Transfer
L’amour est éternel, du moins à ce qu’on dit, et pourtant c’est la mort qui règne sur la vie et petit à petit affirme son empire en traçant sur les corps les rides et soupirs. Heureusement la femme au sommet de sa gloire sans souci des enfants qui deviendront ses hoirs fixe toute beauté, et…
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Ce que j’aime en amour
Ce que j’aime en amour, c’est le vent du désert, le Bédouin ensablé sur son fier dromadaire, L’Atlandide rêvée, j’y suis Antinéa et toi mon Saint-Avit fuyant au Sahara. Ce que j’aime en amour dans la carte du Tendre, pays imaginaire à l’abri des Cassandre, royaume de coquetterie bien tempérée, c’est une allégorie qui m’aura…
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Le vrai du beau
La couche fraîche d’amour baigne le feu des amants toute la nuit et un jour, leurs désirs trop impatients. L’hirondelle ce matin et les abeilles déjà butinant des lendemains qui chantent hantent mes pas. Vois le phacochère en rut qui piétine le gazon et se donne pour seul but de se trouver un blason. Le…
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Islamabad, ville d’Allah
J’irai sans avenant, mais pas sans avenir descendre l’avenue attendant sa venue. Puis à Islamabad poursuivrai ma ballade ; et manger la salade me sera régalade. Nous parlerons de paix et aussi de pétrole dans la ville d’Allah. C’est au nord du Pendjab que la peine de Job atteindra le Benji.
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Le chant des orphelins
Formidable lagune à la pointe du jour Où des roseaux pensants s’égarent en riant Du peu d’aménité pour ces êtres trop sourds Au chant des orphelins qui pleurent dans le vent. Et voilà que la mer dans un ressac ultime Sur des rochers de marbre à la pointe du temps Y va de sa colère…
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Un si doux mensonge
À vrai dire un mensonge, en l’état de mon âme, proféré sur le tard, mais plus tôt que prévu troubla dans la foulée cette part inconnue qui s’érigeait en moi comme chez toute femme. Cette déclaration s’invitait in petto par un jour de printemps sous de très bons hospices où l’on sent que le temps…
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Jouvence de l’amour
Je n’ai jamais compris Pourquoi un métronome Régirait notre vie De morts-vivants — en somme. Et puis t’as débarqué Avec tes illusions, Alors j’ai adoré Partager ta vision. Le temps semble infini Et très court à la fois Qui nous a réunis. Parfois je te confie En riant l’autrefois Tant le présent sourit.
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Questionnement
Libellule illusoire as-tu jamais rêvé qu’un papillon de nuit dans la tiédeur du soir abîmait sa folie sur les vergers en fleur ? Et une rose jaune éclose un beau matin, quand le jaune et le rose affichent leurs couleurs, prend-elle au dépourvu l’abeille laborieuse ? La vesprée printanière en sa douceur lunaire attend-elle l’étang reflétant son…
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Le pays où je vis
Je vis dans un pays où la mélancolie n’est jamais de saison et bannit la mort lente qui enterre ses fruits tombés en vaine rente de cette nostalgie dont l’âme fait son lit. Le rêve d’un ailleurs vers des contrées arides, quand le sang indigo coule sans avenir, n’émousse pas l’amour exaltant les soupirs des…
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La voix du vent
J’envie la voix du vent et la vague frivole aux cris des cormorans qui prennent leur envol. Je vis donc dans l’envie de rêver éveillée et de voir à l’envi la mer ensoleillée, car l’oiseau et l’humain en maintes occasions y dansent leur destin. Alors que mes pensées toutes à leur passion transportent mon aimé…
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Et si je vous disais…
Et si je vous disais ce qu’il m’échut de voir quand une joie coupable envahit mon esprit et que je me suis tue devant tant de folies sans souci de mon âme en son vague illusoire ? Mais voilà, il est tard et je vais me coucher sur un lit de damas propre au songe,…
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Les fleurs de mon jardin
Les fleurs de mon jardin ont d’étranges couleurs exhibées sans pudeur, pétales écartés, corolle de soie, organe foliacé, creusant un hypogée où enterrer mon cœur. Le pistil odorant, style, ovaire et stigmate, sous couvert de parfum enivre le passant d’une troublante envie de cueillir en rêvant, car Flore et Pomona offrent leurs aromates. Je me…
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Etait-ce toi l’amour ?
Était-ce toi l’amour que j’avais rencontré dans les vertes prairies au milieu des colchiques où je pansais mon cœur par trop mélancolique en sachant qu’on vivait une fin de l’été. Un homme de la terre avec ce que cela induisait de bourru et même de sauvage sous sa barbe fleurie alors qu’en plein orage sans…
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La lune me sourit
La lune me sourit et le soleil aussi quand les nuages blancs emportés par le vent rient en dehors du temps tout comme des enfants qui rêvent dans un lit à l’abri des soucis. Oui, Jésus a lavé l’originel péché, les défunts se lèvent pour une ultime trêve vers la rencontre brève où jamais plus…
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En ce jour lumineux
En ce jour lumineux je parcours en rêvant cette carte du tendre où je me perds souvent avec mon amoureux aux petits soins pour moi sans pour autant qu’il croît maîtriser mon émoi. Quelques bourgeons épars annoncent le printemps et je me vois déjà courir comme une enfant poursuivie par l’amour qui me tendrait les…
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Dans la chaleur de l’amour
Oui, toute la journée il avait fait grand frais ; si glaciale la nuit quand je me réveillai. La lune et la gelée irradiaient le jardin ; le givre couvrirait les vitres au matin. Le chat me rejoignit sur le tard sous les draps me gratifiant déjà de ses tours d’apparat comme seul un félin…
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Les aventures de la bonne fée Zaza d’Avrillé et de son chevalier servant le noble Cricri de Trélazé
PAR LA TRÈS BONNE ET MÊME EXCELLENTEPRUNE L’ENCHANTERESSE Chant 1 ll était une fois une gentille fée, Zaza d’Avrillé, qui coulait des jours peinards avec son jeune damoiseau, le sieur Cricri de Trélazé. Lui taillait l’ardoise et elle faisait le bien autour d’elle, soignant le moribond, ne manquant aucun enterrement. On ne lui connaissait qu’un…
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Entretien avec un hérisson
Clic sur la couverture ci-dessus pour ouvrir le recueil. Feuilleter sur l’écran ce « flip-book ». Le mettre en « plein écran » (full screen) en cliquant sur en bas et à droite.Pour télécharger et/ou imprimer clic sur (…) puis sur « download » et/ou « print
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Serpente le ruisseau
Serpente le ruisseau entre deux rangées d’arbresd’un bois pétrifié qui ressemble à du marbrecomme si un désert en sa douce oasisrafraîchissait le feu d’éléphantiasis ! Il fait beau ce matin sur les quais de la Seineet de la Tour d’Argent, je domine la scèneoù j’irai me baigner après le déjeuneren regrettant un peu les superbes palmiers.…
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De-ci de-là
J’allais de-ci de-là au gré de ma folieembouchant la trompette éclatante et rebelle,car il était écrit que seule l’utopietransporterait mon âme en faisant la part belle à ce chemin boueux qui engluait mes paset crottait les souliers que j’avais achetésen solde sur le tard afin que l’on n’ait pasdu bébé l’eau du bain, une vie…
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Tintin aimait Milou
Tintin aimait Milou qui lui ne l’aimait pas.Le drame est racinien, la folie meurtrière,car je l’ai vu sombrer, le petit reporter.Mais revenons au fait et narrons pas à pas. Le chien kiffait l’alcool, le capitaine Haddockcomme la tomate s’acoquine à la farce ;Dupond fourrant Dupont au meilleur de leurs farces ;le cidre pétillant dans le…
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Stances de Noël
La météo n’a pas menti :il neigera bien sur Paris.Mon feu de bois déjà crépite,le beau sapin est saprophyteet les chants de Noël résonnentde YouTube sur le smartphone ! Pourtant il manque quelque chose,mais je ne saurais dire quoi. La dinde et ses marrons mijotent ;j’envoie les soucis aux pelotes ;il faudra que tout soit parfait…
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Dinde et chapon farcis
C’était en décembre, le vingt-quatre je crois :la dinde était farcie et la mamie aussi ;prostate du chapon a redonné l’envieaux grands-parents tout nus devant leur feu de bois. Ils ont deux heures à perdre avant que les enfantsdébarquent. Quant à eux, leurs jouets bien rodés,en toute impunité ils peuvent s’adonnerau plaisir de l’amour sous…
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Un Noël idéal
Le Noël idéal, c’est Noël sans Noël,Le Noël idéal, c’est Noël sans la crèche,La crèche sans Jésus, et Jésus sans son prêche,Le sapin dénudé, la fin de Jingle Bells ! Le Noël idéal, c’est sans les magasins,Les vitrines tristes qui ne consomment pasL’énergie qui nous pompe au soir d’un bon repas !Occultez la lumière et le rite…
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Noël à Prague
Je ne t’ai pas trop cru quand tu m’as dit : je t’aime !Pourtant à Varsovie, ou bien peut-être à Prague,comme nous en Bohème, tu m’y offris la bague,déclaration d’amour devant un café crème. La ville aux mille tours et aux mille clochersrésonne pour nous deux en ce soir de Noëlquand un parfum d’encens à ton odeur…