Catégorie : poemes

  • Les Soirs

    Les Soirs Les soirs, justes et passionnés d’amour, Je les veux. Si vieux avec leurs rayons d’or ferments. Si la brume dans les récifs prolonge le feu… J’attends son embardée! Azur d’atmosphère une centaine de rayons de soleil Nuageux sur les archipels, Vous regardent du firmament! Une centaine de nuages en mouvement, Dans l’immense sublime,…

  • Odelette aux culs-de-plomb

    (Ce texte laisse à chacun le choix de l’instrument et de la mélodie qui l’accompagneront) Il n’y a plus de temple, les marchands ont payé. Expulsé le souffle spirituel qui l’occupait Par la chimère des prix et celle des remises Sur des produits qui valent le sang de nos chemises Payé par l’indolence des pauvres…

  • Portrait détonnant

    On la dit Diane qui tonne elle est la blonde qui bougonne quand on la tance ou la sermonne   On la connaît très désireuse de se faire un peu curieuse sur des pensées un peu douteuses   Elle souffle brise ou tempête pas un oiseau qui ne l’arrête ses flèches sont poison ou fête…

  • Sonnet du sansonnet

    Le ciel s’emplit soudain d’un étrange froufrou : L’étourneau sansonnet, virtuose en parade Imite les accords d’une cloche malade Et jette à ce vent d’août ses refrains de quat’ sous. La voix en son gosier de bel imitateur Tantôt grave et profonde, ou bien vive en cascade Fait écho au passé d’une plainte en ballade…

  • La Chasseresse

    On l’appelait la chasseresse, mais au fait quel était son nom ? On l’accusa la pécheresse pas comme il faut, comme un poison.   On dit qu’elle aurait disparu après une mauvaise blague. Alors ses muses se sont tues et elle ne fait plus de vague.   Depuis l’on cache son prénom sauf si l’on…

  • L’homme est un loup pour l’homme

    L’homme est un loup pour l’homme et je sais des barzoïs attendant de ma part qu’on sonne l’hallali afin de l’égorger dans sanglante partie où l’effluve se mêle à mon eau de monoï. Quel fier lévrier russe et digne du Bolchoï poursuivant l’Ysengrin dont l’étoile pâlit devant ces canidés avant toute ordalie chantée par le…

  • Larmes de psautier

    Larmes de psautier   A Jean Ray     Tu es l’onde qui court au-delà du malheur, Mes larmes de pitié, le vent fou les ramasse, L’éternité est le cœur de son arc   Tu es mon faux semblant, ma bannière L’arc-boutant d’un serment de métal Mes larmes de piété, le vent fou les ramasse…

  • Vers de contact

    Vers de contact Tôt ce matin j’ai reçu Dans ma boîte de partage Puisque lettre il n’y a plus Un envoi de E-message Cinq ou six vers de contact …écrits ma foi avec tact Je lus avec vif plaisir Des mots bleus très gracieux Ça me fit presque rosir ils étaient un peu vieux- jeu…

  • Il n’a pas inventé la poudre

    Il n’a pas inventé la poudre Ni même la bombe atomique : Une ignorance pathétique, De guerre ce n’est pas un foudre ! Il ne pollue pas la planète, Respecte la couche d’ozone Et de la flore et de la faune Il en conçoit comme une Mecque ! Le réchauffement climatique Ne lui doit rien assurément Son…

  • La femme réverbère

    Elle est debout, droite et fière  Même usée, même fatiguée Elle veille, dans le silence de l’obscurité  C’est la femme réverbère    Elle éclaire, en été comme en hiver Sa précieuse communauté  De sa lumière , de sa réalité  Cest la femme réverbère    Elle a connu les coups de foudre  Les nuits de brume,…

  • Diogène et moi

    De son tonneau Diogène avait cherché un homme. Moi, la femme, j’aurais aimé qu’il fût un baume à mon désir, cet homme, le doux gentil en somme, pelotant notre amour en un beau jeu de paume. Parfois j’ai rencontré en sautant une haie sur ma route au hasard un peu d’humanité qui procura chez moi…

  • Respons

    Dans l’eau de ta claire fontaine J’ai bu ta chair aux jambes nues, Creux rose, qui s’offre incertaine En des dentelles entrevues J’ai volé en croquemitaine Les cambrures tant détendues Voussure si peu puritaine De tes venelles distendues Corolle fait mât de misaine Couturée, morsure patène D’un cri je te fais boursouflure Etirée jusqu’à ce…