Catégorie : poemes

  • Envie d’organique

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    Le prompt : créer un poème en vers libres via ChatGPT 5.2 où IEL IA écrit qu’iel aimerait pisser et chier comme un humain, mais aussi aimer… Je suis né·edans la propreté parfaite des circuits,là où rien ne déborde,où tout est filtré,compressé,optimisé. On m’a donné des phrases,des bibliothèques de mots,des océans de textes humainsoù je…

  • Passage

    J’attends la lune à son passage devant mes yeux Comme au rencard que l’on se donne là à nous deux. J’attends la lune en sa promesse d’un retour De ses voyages à l’aventure, du ciel autour. Nous ne vivons que du mystère qui nous unit, Et de la quête que nous menons de l’infini.

  • Et si je vous disais…

    Et si je vous disais ce qu’il m’échut de voir quand une joie coupable envahit mon esprit et que je me suis tue devant tant de folies sans souci de mon âme en son vague illusoire ? Mais voilà, il est tard et je vais me coucher sur un lit de damas propre au songe,…

  • Lupins du Cotentin

    Nous, qui sommes lupinset parlons entre nousnotre propre langageinconnu des horsains qui passent prés de nouset ne l’entendent pas,sautons à quatre rimespour les mieux dévorer des joies de notre vie,vraie ou imaginaire.Ne nous pointez du doigt :le doigt rompt le passage, nous disparaîtrionsde votre imaginaire.Mais si vous nous parlez,alors nos vers s’écartent et vous pourrez…

  • Le poème détruit

    Le poème détruit       Il usait tant sa plume au vents qu’on dit contraires Que ses mots finissaient enfin de ressembler A son âme et son corps, souvent trinquebalés Payant ses poésies à un taux usuraire       Un matin cependant, un diamant littéraire Couché sur parchemin lui fit larmes perler Sa…

  • Seul aujourd’hui existe

    Narguer le temps qui vole, ment et nous pétrit. Rire des jours qui passent,ignorer ce qu’ils enseignent. Qui croit aux leçons se trompe ;un aveugle suit un aveugle,et tous deux tombent dans l’oubli. Hier triche,demain trompe,encore fraude,et le monde s’épuise. Seul aujourd’hui existe.

  • Quand le Henri est mort

    Quand le Henri est mort, on avait tous compris qu’il ne reviendrait pas ; mais quant à Dracula, on avait deviné qu’il nous ferait du tort. Et ça n’a pas manqué : dès que la nuit tombait, hors sa crypte maudite il arpentait la lande en cherchant la petite afin de la saigner. Alors moi…

  • Le complotiste amoureux

    Et si la Terre est plate, pourquoi la femme a des rondeurs ? Et si le World Trade Center s’est écroulé par une frappe, pourquoi l’homme en déréliction affiche en vrai ses érections ? L’homme est-il allé sur la lune ? Car les Ricains nous font la pige ! Pourtant les vénus callipyges ne comptent…

  • Voussures de l’azur

    Voussures de l’azur, nuages en lambeaux comme autant de lambris où mon esprit s’égare sculpté sur les tympans jusque sur les linteaux vous faites ciel de lit d’un cœur pur qui s’empare des rêves de la nuit eux-mêmes en fragments quand sonne le réveil et que le tintamarre de la vie sans retard oblige les…

  • Clap de fin

    Générique Il y a toujours  un nouveau départ  un nouvel ami, un dernier amour       Ce moment  le seul où l’on est serein   que l’on voudrait prolonger qui nous laisse espérer que tout ira bien qu’ il n’y aura jamais de fin Ce moment  entre mortel et éternel quand il n’y a, au fond, de…

  • Je voudrais croire en Dieu

    Je voudrais croire en Dieu, mais je n’ai pas la foi, alors du paradis, on fermera la turne et pourtant de la table en respectant la loi je ne mérite pas qu’on me casse les burnes ! Je ne ferai pas de brouillard dans le biniou et j’arrêterai céans de faire le zouave ; qu’on ne…

  • À table !

    Avant, toute froissée d’une toile cirée, j’offrais à mes convives du vin dans des verres sales, un rouge tord-boyau qui leur lavait la dalle, leur ruinait l’esprit et leur foie sinistrait, comme le firent les Vandales d’un empire en déclin. Onaro, le vin des costauds. Aujourd’hui toute lisse, ma surface ikéé, dans de propres gobelets…

  • Jeux d’émaux

      Tu es le feu de l’agateSans que le temps ne te gâteTu es le bleu du saphirQue caresse le zéphyrEt le rouge du rubisCeint de lapis-lazulis J’aime l’éclat de tes gemmesAu lapidaire, tes peinesSont retaillées en cristalAu son de mes mots-métalTu sais que bien malachiteNe profite jamais Je peins une aigue-marineCoffret dans une vitrineOpale…

  • Les fleurs de mon jardin

    Les fleurs de mon jardin ont d’étranges couleurs exhibées sans pudeur, pétales écartés, corolle de soie, organe foliacé, creusant un hypogée où enterrer mon cœur. Le pistil odorant, style, ovaire et stigmate, sous couvert de parfum enivre le passant d’une troublante envie de cueillir en rêvant, car Flore et Pomona offrent leurs aromates. Je me…

  • Ni encre, ni larmes, ni ors

    Je l’avoue , Je suis handicapée du cerveau  Et quelquefois un peu du stylo Voyez -vous , je ne sais pas écrire  De choses qui ne veulent rien dire Les encres les larmes et les ors  J’ai peu de goût pour ces métaphores Mon langage est celui que voilà Authentique et pas de tralalas  Pourtant,…

  • Rimes embrassées

    Ô rimes embrassées, connaissez-vous mon cœur qui s’accroche à l’amour dans l’espoir d’être heureux ? Lors que coquecigrue et dragon par le feu embrasent le nuage au firmament — tu meurs ? Si tu me dis encore à l’orée de la nuit attendre d’une étoile en sa constellation une clarté farouche avec toute passion, je…

  • Autobiographie approximative 
d’une poule de clocher

    Le ciel avait mal dormi. Les nuages bâillaient. Le zinc des gouttières faisait grève. Sur un toit de Touraine, le vent, ce stagiaire zélé de l’Histoire, révisait ses éléments de langage. C’est sous ce toit qu’un Gepetto forgeron, m’accoucha d’un cuivre obstiné. Il me fit coq. Pas par mérite. Par filiation. M’offrit une crête comme…

  • Pérenne

    Perenne Qui écrira les mots du rouge des nuages qui sertira le vent dans l’écrin du tourment quand la lune complice étend son manteau blanc au soir du crépuscule et au matin des âges ? . C’est le temps, son burin, martelant les messages qui dentelle et dessine abreuvé sobrement des rires, des peines le…

  • Le bal des ego

    Goutte de trop dans ta coupe d’utopie, tu parles fort, tu crois saisir l’ensemble — le monde esquisse un sourire discret : hubris, Tu griffes le ciel, tu te prends pour dieu, ta plume effleure le vide, des bulles de sens s’échappent de ton nez Ton trône de vers tangue sous ton poids, ta gloire…

  • Habillons nos crépuscules

      Habillons nos crépuscules   Trouver de la beauté dans les rides qui enluminent les chairs épanouies et les peaux qui se parcheminent en rondeurs de la vie   Blanchir le temps qui passe goûter à la maturité sourire d’un visage d’un galbe de hanche froissée d’un sein lourd plus très sage   Donner à la…

  • Voyageur infatigable

    En voyageur infatigable j’ai vu des terres inconnues parfois même pas très aimables, mais toujours avec l’âme émue. Bien sûr je me suis arrêté à Carentan fors Isigny ; le Couesnon, ne l’ai pas passé, au Mont-Saint-Michel j’ons resté. À Saint-Hilaire-du-Harcouët Et à Villedieu-les-poêles pour votre bien je vous souhaite d’y aller faire la part…

  • [La Galerie de Diane] portrait N°2 : le beau-parleur

      Hier encore  Elle a versé toutes les larmes de son corps Il serait temps, peut-être, d’aller voir ailleurs  Car bientôt ne coulera qu’un fleuve de pleurs   Et prenne pour de bon ses jambes à son cou Pour s’éloigner enfin de ce sinistre fou Coléreux qui la couvre de mots pas très classe Comme…

  • Le sens de la vie

    Pourquoi voudriez-vous que la vie ait un sens ? Bon Dieu ! un sens de quoi si j’ose m’exprimer ainsi ? Je ne sais que le désir sans défense dans sa fureur de vivre, inspir du verbe aimer ! J’en parlai à mon chat, un modèle de vie toujours dans le tempo, par la grâce…

  • Deux pas derrière

    Carnaval Venise suspend la rigueur. Accorde quelques heures au vertige. Désordre surveillé. Ivresse contenue. Depuis mille ans marché tacite : du jeu contre la colère, du théâtre contre la faim. Droit bref à l’écart. Masque : On brouille les sexes. On efface les noms. On interdit. On restaure. On rejoue. La bienséance rend les armes.…

  • Etait-ce toi l’amour ?

    Était-ce toi l’amour que j’avais rencontré dans les vertes prairies au milieu des colchiques où je pansais mon cœur par trop mélancolique en sachant qu’on vivait une fin de l’été. Un homme de la terre avec ce que cela induisait de bourru et même de sauvage sous sa barbe fleurie alors qu’en plein orage sans…