Catégorie : poemes
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A pas de loup
Je vais à pas de loup où seul un vent de mer fait qu’en ces flots de feu se brûle un peu le fou dont je suis par ce temps le plan d’eau et de guerre lors que les pleurs du ciel ont pris le pas sur nous. Tu vois, toi bien trop gai, qu’il…
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[La Galerie de Diane] portrait N°1 : le despoétique
Loin d’ici, était une fois Un salon -so chic – et feutré Peuplé de doctes invités Tous s’il en est , bien élevés Où l’on pratiquait l’entre-soi Les compliments élogieux Fusaient ravis de toutes parts Envoyés tels des caviars Par flagorneurs et superstars Se prenant très au sérieux Las, le divin propriétaire De ce très poétique lieu Était…
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La lune me sourit
La lune me sourit et le soleil aussi quand les nuages blancs emportés par le vent rient en dehors du temps tout comme des enfants qui rêvent dans un lit à l’abri des soucis. Oui, Jésus a lavé l’originel péché, les défunts se lèvent pour une ultime trêve vers la rencontre brève où jamais plus…
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Je vais pécher…
Je le sens, je vais pécher… c’est la fin du carnaval. les masques sont tombés chacun descend de son cheval Hier encore on mangeait gras crêpes gaufres beignets et cætera ne seront plus autorisés ll va falloir faire carême boire de l’eau ou bien du thé ne plus pouvoir dire je t aime enfin ne…
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Le Pont des Morts
Dix-sept arches. Pour désapprendre le sol. Sous mes pas, j’entends couler l’Achéron. Je n’ai pas d’argent pour payer le passeur. J’ai troqué avant. Du plus beau de mes vêtements. De ce qui me rendait visible à la lumière. Ici, mon dernier habit est devenu pile, devenu pierre. Sa peau finance le seuil. Sous mes pas…
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Rut à Bahia pour OSS 117
L’amour souffle à Bahia un délicat zéphyr qui torture nos sens et les voue au martyre comme il n’est pas permis, la baie de tous les seins quand la samba délire, ô fête, bats ton plein ! L’homme sur son tambour y joue avec sa queue un rythme lancinant quand la femme se meut, costume…
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Nul ne craint plus la mort …
Nul ne craint plus la mort que l’immortel s’il doute de son privilège.
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Cougar à toi !
Une sphinge ailée, au joli corps léonin Se pensant plus futée que les autres humains Défia un garçon, sûre qu’il ne saurait Pas résoudre l’énigme qu’elle poserait Mal lui en prit , puisque le jouvenceau, madré Trouva la solution : lui mit sous le nez De dépit et rage elle courut sur le…
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Cherbourg, transe maritime
Quand le train entre en gare au terme d’un voyage avec pour tout bagage une envie qui s’égare de retrouver le port pour un nouveau départ vers un lointain à part sans risque de naufrage ; quand la rade au plus fort des cris du goéland en ce pays normand où le ciel n’a pas…
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Moi, ce héros
Sms. Mercredi. 21 juin. 19h54. Peux-tu me rappeler d’urgence. Uniquement par sms. J’attends. Trois phrases. Trois coups brefs. La porte de mon ancien rôle qui tremble encore sur ses gonds. Jeudi. 13h12. Je réponds. Reçois seulement ton sms. Que puis-je faire pour toi ? Une minute. Deux. Le temps se ratatine. Je redeviens ce que…
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Valentin le Désossé
Un Valentin quelque peu cabossé Vint à se faire quelque peu désosser Par une Valentine au rayon X Qui cherchait vérité comme idée fixe C’est peu dire qu’elle le mettait au grill Quitte à mettre sa psyché en péril Ce pauvre hère, certes un peu retors Voyait déballé, au jour, tout son tort Lui…
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En ce jour lumineux
En ce jour lumineux je parcours en rêvant cette carte du tendre où je me perds souvent avec mon amoureux aux petits soins pour moi sans pour autant qu’il croît maîtriser mon émoi. Quelques bourgeons épars annoncent le printemps et je me vois déjà courir comme une enfant poursuivie par l’amour qui me tendrait les…
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La fable du ruissellement
Descendant direct d’une bergère et d’une cruche optimiste, Empereur du pondoir, Napoléon des nids empilés, Perrot parlait aux poules comme on parle aux nuages : — Poules, vous vivrez. — Poules, vous compterez. — Poules, vous pondrez. Les poules hochèrent la tête. Certaines perdirent une plume. D’autres l’espoir. Perrot bâtit son palais vertical : le…
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Le bien, le beau, le vrai
Du temps qu’il faisait beau et que tout allait bien nous étions dans le vrai. Au printemps les oiseaux chantaient des airs anciens et nous vivions au frais. Le soleil levé tôt éclairait — ô combien ! l’hétéro et le gay. Ta peau contre ma peau dans de doux va-et-vient au branle s’adonnait. Le merle…
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Ils ne m’écoutent pas ( gogyohka)
Je ne sais toujours pas Comment arrêter un nuage Et coincer une goutte de pluie Il faut me ranger à l’idée Qu ils ne m’écoutent pas
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Saint Tartarin
J’ai une chère amie dont le charmant mari me fait, en confiance, part de ses confidences Ignorant -le bandit- que je connais aussi sa naïve maîtresse objet de ses caresses Qui, et c’est mon avis subit, trop asservie la visite assidue de cet individu Je n’en crus pas mes yeux lorsque, peu scrupuleux assis dans…
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Un vol de femmes nues
Un vol de femmes nues par dessus la maison se posa au jardin parmi les frondaisons et le pin parasol sous le soleil brillait lors que sur un transat à sexte je priais. Jamais je n’avais vu autant d’anges fessus de toutes les couleurs en descendant des nues, d’un charmant paradis, ces oiseaux à mamelles…
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Vendredi 13
Mon film débuterait en deux mille vingt-six et comme par hasard au mois de février, un beau vendredi treize où j’aurais acheté ce ticket de loto et mon mêlé-cassis. En mon for intérieur, je sens le jour de chance et que je vais gagner de quoi vivre ma vie au nez, à la barbe de…
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Rallumer nos étoiles
( inspiré par le texte Utopie de Charlie ) Rallumer nos étoiles Il est grand temps de rallumer nos étoiles Au lieu d’allumer et poser des bougies De déverser tant de larmes sur la toile En attendant en pleurs que cesse le bruit Il est temps de hisser très haut la grand voile Et…
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Le petit pauvre type
Je suis, je vous l’avoue, un petit pauvre type, un pourceau d’Épicure, une petite chose, une chiure de mouche empâtée de la prose, un vers dans l’univers banni de tous les sites. Je ne vaux même pas la corde pour me pendre, encor’ moins les amis toujours trop bienveillants qui pleurent de me voir disperser…
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L’utopie
L’utopie On la confond volontiers avec un zinzin pour gens fatigués. Elle n’est pourtant pas l’illusion naïve qu’on caricature. Plutôt une trajectoire qui dérange. Désir d’ouvrir d’autres possibles quand la raison a fait son temps dans les cimetières bien tenus. Mise en danger de soi. Abandon du confort. Marche sans garantie. À peine une voix.…
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Dans la chaleur de l’amour
Oui, toute la journée il avait fait grand frais ; si glaciale la nuit quand je me réveillai. La lune et la gelée irradiaient le jardin ; le givre couvrirait les vitres au matin. Le chat me rejoignit sur le tard sous les draps me gratifiant déjà de ses tours d’apparat comme seul un félin…
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Le bagad de l’amour
Je jouais du biniou, elle de la bombarde et nous vivions heureux avec quelques amis à former un bagad au cœur pur et ravi où l’amour en pilou renouvelait nos hardes ! Cénobites du diable en notre phalanstère, communauté soudée autour de ses sonneurs qui planaient dans l’éther afin que nul ne meure sans jamais sacrifier…
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J’ai aimé, j’aime et j’aimerai
J’ai aimé. Sans trop savoir pourquoi. Des visages, des voix, des mains et des baisers ont comblé mes attentes, m’ont apporté la joie. Je rends grâce au passé de tout ce qu’il m’octroie. J’aime. Ce que je connais. Les gestes minuscules et le peu que je sais. Avec entêtement, j’observe ce qui se fait, accepte,…