Catégorie : poemes
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Cochère forever
Cochère forever A l abri sous la porte cochère Je regarde pleurer les nuages Ils me sont subsidiaires Tant une tendre pluie Caresse mes images Quelques gouttes De souvenirs réveillés Perlent en médaillon Le crépuscule était notre allié Nous n’en avions aucun doute Des ombres éclairaient la rue Nous refusant le…
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Nostalgie du futur
Nostalgie du futur, l’avenir ne vient pas mélancoliquement, hélas ! je me souviens — et malgré qu’on en ait — de la vie qui tiendra si le temps me rattrape en un ultime lien. Du passé je me moque et le présent m’ennuie, mais je garde à l’esprit n’en déplaise aux fâcheux des bribes de ce…
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Oie sauvage
Il se pourrait bien qu’une oie sauvage se soit attardée. Oui, il se pourrait bien. Que ses pas dans la neige laissent une trace bien plus longue bien plus profonde Qu’il n’y parait. Pourquoi ne fuit elle pas l’hiver Pourquoi ne pas rejoindre ses congénères Il se pourrait bien qu’une oie sauvage se…
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Quixotte
Don On l’a vu arriver. Mal bâti. Bavard. Ça mettait mal à l’aise. On lui a expliqué. Longtemps. Il a écouté. Puis continué. Il parlait comme un tract. Des mots trop grands pour lui. On a dit : il se prend pour quelqu’un. Aux moulins il a foncé. Poitrine découverte. Certains ont parié. Il est tombé.…
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Grand Paris – Marc Hiver – chanson
Paris, tu la vis ta vie, maisRis pas si j’te dis qu’à ParisDe la Bastille à Saint-DenisTu te propulses loin des quais.De Charenton à La Défense,On enjambera la CeintureVers la banlieue où tu conjuresPar tes baisers tout’ma défense ! Tous les ponts du périphériqueSe panament jusqu’aux faubourgs,Le Grand Paris de nos amours,On y danse sur ses musiques. Paris, tu vis…
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Délacement
Délacement La nuit a chassé mon fardeau de peurs et d’espoirs tricotés j’avais délacé mes rideaux embrumés de fils étoilés A l’aube il a plu des cristaux de nacre et perle dégelés la nuit a chassé mon fardeau de peurs et d’ espoirs tricotés Le jour inventa ses joyaux colliers de plaisirs démodés baisers ruisselants…
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Paris, son nombril
Lui qui se prend pour la France. Paris vautré sur sa Seine, érectant de sa Tour un majeur, au nez de son passé. Paris une avenue, trois trottoirs, deux cafés, l’univers vu de biais. Paris qui certifie que le monde commence aux bouches de son métro. Paris, mon vieux Paris. Toi qui penses pour les…
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Mes fantômes bien-aimés
Mes fantômes bien-aimés La nuit je chasse les fantômes Qu’ils soient sexy ou paltoquets Je n’ai pas besoin de diplômes Pour les traquer ni de brevets Alors depuis que je suis môme Je cours partout hors mon chevet Mais mes genoux étant douillets Ne sors sans mon mercurochrome C’est donc couverte d’hématomes…
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Une si douce chaleur
Une douce chaleur envahissait mon corps de la petite mort dont je n’avais pas peur comme si le bonheur qui n’était pas mon fort me donnait enfin tort au milieu des vapeurs. Un parfum enivrant vibrait dans l’air du soir et contait sans histoire par l’écume du temps le peu qui reste au vent pour…
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Ours mal léché
C’était l’histoire d’un ours mal léché Aux colères que l’on disait Gasconnes ll était grossier, jurons en chaconnes Et tenait l’insulte en archevêché Semblait de tout son fiel se pourlécher Criait aux abeilles: Les pauvres connes ! De terre à ciel sa voix pèse des tonnes Effrayés tous le croyaient éméché Le soir…
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A la taille
Depuis un bail, je vis au sein d’un monde éteint Que je me cogne chaque jour, soir et matin. Ce monde des autres m’est un territoire inconnu, Auquel je me rapporte comme le premier venu. S’il ne me plaît, il comporte pourtant un atout; C’est que je puis m’y promener un peu partout, Et aussi…
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L’escrocœur
Un avenir se meurt.Trop donné. Trop tôt. On vient. Encore.Comme on frappe à la portede ce qui tient debout… par devoir. Une jeune fille.Rien reçu.Sauf le temps.Et la curiosité. — Que puis-je faire pour toi ?— Me donner ton cœur.Le mien est usé.Je continuerai… avec un autre. Elle pense.À ce qui n’a jamais commencé.Refuse. S’éloigne.…
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Formidable est la nuit
Formidable est la nuitoù tous les chats sont gris ;où le moindre clichédans mes vers s’est niché. J’ai lu des parabolesdont la courbure folled’un texte peu badinsublimait un matin. Une muse en nuisettese croyait à la fêtealors que mon soucirestait inassouvi. Combien de jolies notes,combien de Gelinotteshuppées chantent la joieen s’ébrouant parfois ? Et puis il…
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Don Juan les Pins
Séducteur ostensible, il est roi en sa courSéduisant au possible et charmeur hors concoursUn langage moelleux qui attire sans malPar ses mots mielleux les dames en mal de mâle Il n’a qu’un seul défaut, il n’est pas très fidèlePrieur attitré de nombreuses CitadellesIl est parfois voyou, s’égare dans les toursOù il joue du biniou de…
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Serpente le ruisseau
Serpente le ruisseau entre deux rangées d’arbresd’un bois pétrifié qui ressemble à du marbrecomme si un désert en sa douce oasisrafraîchissait le feu d’éléphantiasis ! Il fait beau ce matin sur les quais de la Seineet de la Tour d’Argent, je domine la scèneoù j’irai me baigner après le déjeuneren regrettant un peu les superbes palmiers.…
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L’Ahlala !
Aux premières lueursla bête, dans sa couche, pète. Elle s’ébroue,s’étire,se lève. Titube.Trouve le trou. Libérée,elle retrouve une certaine aisance.Elle pense.Envisage sa journée. Et lâche son cri : Ahlalaaaaaaaaa ! Les araignées s’affolent.Le poisson rouge se terre.Les nuages presséss’exemptent. La bête s’asperge.L’eau emporteles souillures de la nuit. Elle se décrasse les dents,rase ses poils,pisse dans le…
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Arpèges
Je pianote a tempoquelques notes de prosodiedes arabesques en soloentendez-vous cette mélodieje la martèle crescendo Je voudrais que ma plumesouffle mes voeux dans le ventet que volent vers vous en écumedes triolets de printempsvirevoltant dans la brume Je voudrais être l’héroïnefée diaphane du poètepourquoi pas votre adrénalineou petite blondinettequi sous votre toit s’enracine J’imaginerais alorsvotre…
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J’ai vécu dans un château en Ecosse
J’ai vécu en Écosse, au pays des fantômesaprès bien des années passées en Cochinchineà partager le riz — quelques grains dans la paume —quand j’héritai sans frais d’une vague cousine. Dans ce château en ruine à deux pas du Loch Ness,l’ivresse du whisky et des ombres portéespar un feu languissant qui me gelait les fesses,j’entendis…
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Nos jours d’été
Nos jours d’été passaient trop vite sur la plageoù courait un vent frais, où se baignait la Manche ;l’eau nous mordait la peau, nous hurlions de rires clairs. Marc, Thierry, Jean-Pierre, Béatrice et Hélène,et moi parmi les autres, liés sans se nommer.Le temps allait tout droit, sans nous demander rien. Au printemps, Marc tramait des…
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S.I.A.
Je ne connais rien de plus sexy De plus sensuel, de plus lucky Que ce sentiment indescriptible Que me produit , si si , c’ est possible La naissance de divins frissons Écoutant des conversations Bien plus qu’admirer l’avantageux Et fin profil d un beau ténébreux Une impression d’être subjuguée Par la pensée qui m’est prodiguée…
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Trublions de l’an neuf
Trublions de l’an neuf, espérez-vous encoreen l’idéalité des prémices d’un soirquand sonne le tocsin où chacun donne à voirune mort en partage et l’alliance des forts ? Si j’osais, je dirais que le printemps m’effraiede porter en son sein les fruits des Hespéridespour peu que son jardin se vautrât dans l’humided’une eau de saleté filtrée…
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Le héron des marais de Carentan en Cotentin
Il faut que vous sachiezqu’un jour un échassierarpentant le marais— où moi-même ramaissur la Douve jolietout près de mon logis —m’embrouilla de ses diresau cœur de mon désir. Ce héron qui vaquaitsur cette boue qu’avaitune odeur maléfiquede l’âme faméliqued’un Cotentin charmantpour un être marchanty alla de son chanten poussant la chanson. Que la presqu’île est…
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Sang neuf
Absence de lune en cette nuit; je me sens veufcomme privé de la substance de mon sang neuf.La lune m’inonde de sa clarté en tout le corps,à croire que j’ouvre mon âme aux soins de nos accords.
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Comme i(e)l parle, ma main …
Il interdit, il tranche, il dit moi, il dit non, Planté dans le réel,Exclamation charnelle,Oh ! L’index. Il mesure, il est axe et verticalitéPeut être transgressifAlors insulte muetteLe majeur ! Il sait vivre aristo et gamin à la fois.Jamais il ne commande,Parfois même il suggère,L’auriculaire . S’il est lien, l’annulaire ne sert pas à agir, Mais il…
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Baroque
Baroque Ton épaule est un pan de lumière tresséeMon baiser dentellier fait un dessin flamandSous le feu carnassier de ton regard aimantLe carmin d’un remords ploie ton âme blessée Ma viole de gambe en cour rapiécéeChante le vin clairet que je bois ardemmentSur ton tétin dressé de larme diamantNue dans l’obscurité reine d’un gynécée Lié…