Catégorie : poemes

  • Allô ? win…

    Allo ? Win ! J’ai un petit jardin privéqui me cause bien grand soucitrès encombré de fleurs fanéesJ’y dépense ma pauvre vieà vouloir les exterminer Et voyez-vous.. Je dois lutter pour le soustraireaux nombreuses plantes voracesqui dévorent tout son espacelors ce faisant trop limitéoù je peine à trouver ma place Je dois vous faire confidence.. Je vais devoir utiliserun…

  • Mourir pour tes idées

    Strophes inspirées de l’oeuvre de Brassens  en réponse à un ami auteur qui opposait, par maligne provocation, l’égoïsme des retraités au risque de chômage des jeunes lors de la crise sanitaire du Covid 19 . Il concluait, non sans ironie, lui-même n’étant pas de la dernière averse, que la pandémie ne supprimerait que de vieux décrépits.…

  • Dieu reconnaîtra les chiens

    Dieu reconnaîtra les chiens.L’ayant bien compris, j’aboie,je jappe et puis tout en joieje m’ébroue en bon chrétien. Esgourdez, vous, les humains,pour aller au paradissuivez mézigue, pardi !en marchant droit sur les mains. Certains oiseaux l’ont saisiqui imitent le caninen modulant leurs lazzis. Disant ça, je ne dis rienet tant pis pour les païens :Lucifer connaît les…

  • Les pimpesouées

    Les pimpesouées Connaissez vous ces chichiteusesdélicates saintes nitouchessi guindées si ennuyeusesdétestant qu’on les effarouche  Connaissez vous ces minaudeusesaux conversations gourméescomme au vieux temps des précieusesprenant de grands airs affectés   Connaissez vous ces ridiculesqui pour se faire remarqueret protéger leur pédonculese la jouent vraie pimpesouée  Moi , j’en ai croisées quelques unespar des soupirants courtiséesadmirateurs de…

  • De l’amour

    L’amour est ainsi fait qu’on en demande encore,ce qui n’est pas le cas de la mort et pour cause !J’ai connu des amants qui se donnaient la mort,mais jamais des défunts voyant la vie en rose.          Les danses macabres n’ont plus cours aujourd’huini les karaokés dans tous les mausolées,car tous les bals perdus préféreraient la viemême…

  • Bison et zombie

    Les copains du bison en verlan l’appelaientzombi, mais l’homme après la Grande Catastrophevit surgir des zombies que par peur on nommaitbizons quand ils rimaient au détour d’une strophe. La poésie restait au cœur du cataclysmel’exutoire frileux de qui sait que la mortrodait dans le dédale en son vain pessimismed’une fin annoncée sans ironie du sort.…

  • Mon idéal

    Je veux de l’idéal retrouver l’harmoniedans la sphère céleste où file mon étoilequi éclaire mon âme au cœur de cette nuitvers l’ailleurs de l’esprit quand le corps met les voiles. Une folle équipée projette sur la toilele désir sensuel pour qui aime la vied’un film au ralenti faisant dresser les poils,l’émotion palpable au soir des…

  • Un peu de vague à l’âme

    Un peu de vague à l’âme et tant de souvenirs envahissent mon cœur au détour d’un guéret où sommeille en jachère un triste repentir de ce que fut ma vie du temps d’avant l’arrêt, car la bombe atomique a rasé nos villages et même le lavoir ne peut plus accueillir dans l’eau lourde à jamais…

  • Retour sans effraction

    La clé de secours est, exactement,à l’endroit où nous la cachions.Couper l’alarmeet me glisser dans la maison endormie.Jusqu’à notre chambre. Tu es là. Seule dans cette grande demeure.Couchée en chien de fusilface à ma place inoccupée. Je te regardeet mon cœur explose d’amour.J’ai envie de te rejoindremais quelque chose me retient.Ce n’est pas de l’hésitationmais…

  • Ils ne m’écoutent pas

      Je ne sais toujours pas  comment arrêter un nuage  ni coincer une goutte de pluie  je dois me faire à l’idée  qu ils ne m’écoutent pas !   Gogyohka  ( poésie japonaise en cinq lignes )

  • Et l’homme Lui en voulut.

        Waaqua créa le ciel et la terre, le soleil et la lune. Pour que souffle la vie, il créa le vent. Puis sur Terre il créa les êtres. Il leur donna l’eau et l’air. Il leur offrit la faculté de se reproduire. Mais parce que la terre était trop petite pour que les…

  • Le onzième doigt

    Elles s’approchèrent du clavier telles deux enfants, telles deux jumelles, la gauche plongeait vers la terre, la droite elle cherchait la clarté. Leurs mouvements se répondaient, si l’une fondait, l’autre éclairait. Entre elles, la musique s’écrivait, ruinant nos peines, fermant nos plaies. Mais peu à peu elles s’écartèrent. La gauche voulait tout unir, la droite…