Catégorie : poemes
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Voussures de l’azur
Voussures de l’azur, nuages en lambeaux comme autant de lambris où mon esprit s’égare sculpté sur les tympans jusque sur les linteaux vous faites ciel de lit d’un cœur pur qui s’empare des rêves de la nuit eux-mêmes en fragments quand sonne le réveil et que le tintamarre de la vie sans retard oblige les…
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Clap de fin
Générique Il y a toujours un nouveau départ un nouvel ami, un dernier amour Ce moment le seul où l’on est serein que l’on voudrait prolonger qui nous laisse espérer que tout ira bien qu’ il n’y aura jamais de fin Ce moment entre mortel et éternel quand il n’y a, au fond, de…
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Je voudrais croire en Dieu
Je voudrais croire en Dieu, mais je n’ai pas la foi, alors du paradis, on fermera la turne et pourtant de la table en respectant la loi je ne mérite pas qu’on me casse les burnes ! Je ne ferai pas de brouillard dans le biniou et j’arrêterai céans de faire le zouave ; qu’on ne…
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À table !
Avant, toute froissée d’une toile cirée, j’offrais à mes convives du vin dans des verres sales, un rouge tord-boyau qui leur lavait la dalle, leur ruinait l’esprit et leur foie sinistrait, comme le firent les Vandales d’un empire en déclin. Onaro, le vin des costauds. Aujourd’hui toute lisse, ma surface ikéé, dans de propres gobelets…
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Jeux d’émaux
Tu es le feu de l’agateSans que le temps ne te gâteTu es le bleu du saphirQue caresse le zéphyrEt le rouge du rubisCeint de lapis-lazulis J’aime l’éclat de tes gemmesAu lapidaire, tes peinesSont retaillées en cristalAu son de mes mots-métalTu sais que bien malachiteNe profite jamais Je peins une aigue-marineCoffret dans une vitrineOpale…
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Les fleurs de mon jardin
Les fleurs de mon jardin ont d’étranges couleurs exhibées sans pudeur, pétales écartés, corolle de soie, organe foliacé, creusant un hypogée où enterrer mon cœur. Le pistil odorant, style, ovaire et stigmate, sous couvert de parfum enivre le passant d’une troublante envie de cueillir en rêvant, car Flore et Pomona offrent leurs aromates. Je me…
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Ni encre, ni larmes, ni ors
Je l’avoue , Je suis handicapée du cerveau Et quelquefois un peu du stylo Voyez -vous , je ne sais pas écrire De choses qui ne veulent rien dire Les encres les larmes et les ors J’ai peu de goût pour ces métaphores Mon langage est celui que voilà Authentique et pas de tralalas Pourtant,…
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Rimes embrassées
Ô rimes embrassées, connaissez-vous mon cœur qui s’accroche à l’amour dans l’espoir d’être heureux ? Lors que coquecigrue et dragon par le feu embrasent le nuage au firmament — tu meurs ? Si tu me dis encore à l’orée de la nuit attendre d’une étoile en sa constellation une clarté farouche avec toute passion, je…
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Autobiographie approximative d’une poule de clocher
Le ciel avait mal dormi. Les nuages bâillaient. Le zinc des gouttières faisait grève. Sur un toit de Touraine, le vent, ce stagiaire zélé de l’Histoire, révisait ses éléments de langage. C’est sous ce toit qu’un Gepetto forgeron, m’accoucha d’un cuivre obstiné. Il me fit coq. Pas par mérite. Par filiation. M’offrit une crête comme…
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Pérenne
Perenne Qui écrira les mots du rouge des nuages qui sertira le vent dans l’écrin du tourment quand la lune complice étend son manteau blanc au soir du crépuscule et au matin des âges ? . C’est le temps, son burin, martelant les messages qui dentelle et dessine abreuvé sobrement des rires, des peines le…
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Le bal des ego
Goutte de trop dans ta coupe d’utopie, tu parles fort, tu crois saisir l’ensemble — le monde esquisse un sourire discret : hubris, Tu griffes le ciel, tu te prends pour dieu, ta plume effleure le vide, des bulles de sens s’échappent de ton nez Ton trône de vers tangue sous ton poids, ta gloire…
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Habillons nos crépuscules
Habillons nos crépuscules Trouver de la beauté dans les rides qui enluminent les chairs épanouies et les peaux qui se parcheminent en rondeurs de la vie Blanchir le temps qui passe goûter à la maturité sourire d’un visage d’un galbe de hanche froissée d’un sein lourd plus très sage Donner à la…
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Voyageur infatigable
En voyageur infatigable j’ai vu des terres inconnues parfois même pas très aimables, mais toujours avec l’âme émue. Bien sûr je me suis arrêté à Carentan fors Isigny ; le Couesnon, ne l’ai pas passé, au Mont-Saint-Michel j’ons resté. À Saint-Hilaire-du-Harcouët Et à Villedieu-les-poêles pour votre bien je vous souhaite d’y aller faire la part…
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[La Galerie de Diane] portrait N°2 : le beau-parleur
Hier encore Elle a versé toutes les larmes de son corps Il serait temps, peut-être, d’aller voir ailleurs Car bientôt ne coulera qu’un fleuve de pleurs Et prenne pour de bon ses jambes à son cou Pour s’éloigner enfin de ce sinistre fou Coléreux qui la couvre de mots pas très classe Comme…
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Le sens de la vie
Pourquoi voudriez-vous que la vie ait un sens ? Bon Dieu ! un sens de quoi si j’ose m’exprimer ainsi ? Je ne sais que le désir sans défense dans sa fureur de vivre, inspir du verbe aimer ! J’en parlai à mon chat, un modèle de vie toujours dans le tempo, par la grâce…
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Deux pas derrière
Carnaval Venise suspend la rigueur. Accorde quelques heures au vertige. Désordre surveillé. Ivresse contenue. Depuis mille ans marché tacite : du jeu contre la colère, du théâtre contre la faim. Droit bref à l’écart. Masque : On brouille les sexes. On efface les noms. On interdit. On restaure. On rejoue. La bienséance rend les armes.…
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Etait-ce toi l’amour ?
Était-ce toi l’amour que j’avais rencontré dans les vertes prairies au milieu des colchiques où je pansais mon cœur par trop mélancolique en sachant qu’on vivait une fin de l’été. Un homme de la terre avec ce que cela induisait de bourru et même de sauvage sous sa barbe fleurie alors qu’en plein orage sans…
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A pas de loup
Je vais à pas de loup où seul un vent de mer fait qu’en ces flots de feu se brûle un peu le fou dont je suis par ce temps le plan d’eau et de guerre lors que les pleurs du ciel ont pris le pas sur nous. Tu vois, toi bien trop gai, qu’il…
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[La Galerie de Diane] portrait N°1 : le despoétique
Loin d’ici, était une fois Un salon -so chic – et feutré Peuplé de doctes invités Tous s’il en est , bien élevés Où l’on pratiquait l’entre-soi Les compliments élogieux Fusaient ravis de toutes parts Envoyés tels des caviars Par flagorneurs et superstars Se prenant très au sérieux Las, le divin propriétaire De ce très poétique lieu Était…
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La lune me sourit
La lune me sourit et le soleil aussi quand les nuages blancs emportés par le vent rient en dehors du temps tout comme des enfants qui rêvent dans un lit à l’abri des soucis. Oui, Jésus a lavé l’originel péché, les défunts se lèvent pour une ultime trêve vers la rencontre brève où jamais plus…
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Je vais pécher…
Je le sens, je vais pécher… c’est la fin du carnaval. les masques sont tombés chacun descend de son cheval Hier encore on mangeait gras crêpes gaufres beignets et cætera ne seront plus autorisés ll va falloir faire carême boire de l’eau ou bien du thé ne plus pouvoir dire je t aime enfin ne…
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Le Pont des Morts
Dix-sept arches. Pour désapprendre le sol. Sous mes pas, j’entends couler l’Achéron. Je n’ai pas d’argent pour payer le passeur. J’ai troqué avant. Du plus beau de mes vêtements. De ce qui me rendait visible à la lumière. Ici, mon dernier habit est devenu pile, devenu pierre. Sa peau finance le seuil. Sous mes pas…
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Rut à Bahia pour OSS 117
L’amour souffle à Bahia un délicat zéphyr qui torture nos sens et les voue au martyre comme il n’est pas permis, la baie de tous les seins quand la samba délire, ô fête, bats ton plein ! L’homme sur son tambour y joue avec sa queue un rythme lancinant quand la femme se meut, costume…
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Nul ne craint plus la mort …
Nul ne craint plus la mort que l’immortel s’il doute de son privilège.