Catégorie : poemes
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Le vrai du beau
La couche fraîche d’amour baigne le feu des amants toute la nuit et un jour, leurs désirs trop impatients. L’hirondelle ce matin et les abeilles déjà butinant des lendemains qui chantent hantent mes pas. Vois le phacochère en rut qui piétine le gazon et se donne pour seul but de se trouver un blason. Le…
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Le chemin de Damas
1. sonnet Je vivais dans le stupre et la fornication comme un Sardanapale à Sodome et Gomorrhe et au Capharnaüm de mon esprit retors parmi les bras cassés combien tordus du fion. Les femmes lascives trouvaient gré à mes yeux et ma lubricité se livrant dans les claques de l’Asie du Sud-Est où sévissaient les…
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La guerre Koskvíkingarde
Ils sortirent de la hutte. Ou du manoir selon. Le dehors, lui, n’avait pas attendu. Il était là, installé, presque en avance. Le vent passa devant, comme s’il connaissait le chemin qu’ils n’avaient pas pris. La lande s’écarta légèrement. Par précaution. Mårkvar inspira — ou tenta. L’air entra avant même qu’il n’y pense. — Bon,…
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Oyez mes amis
Oyez mes bons amis le doux chant des oyats s’accordant à la brise au plus haut de la grève sur les dunes plantées où un beau jour baya le cri des goélands qui s’affament sans trêve. Je chante les ormeaux et même les tourteaux au milieu du varech quand la mer se retire et que…
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En parlant de ma Lorraine
Pour parler de ma Lorraine Avec mes p’tits mots Je voudrais rester sereine Avec ces chameaux Qui ne parl’ que de la plaine De leur Cotentin dondaine Ho ho ho Couchers vespéraux … Ils sont amoureux des vagues Brumes et rochers Du vent qui leur fait des blagues Et les fait rêver Pensent-ils…
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Islamabad, ville d’Allah
J’irai sans avenant, mais pas sans avenir descendre l’avenue attendant sa venue. Puis à Islamabad poursuivrai ma ballade ; et manger la salade me sera régalade. Nous parlerons de paix et aussi de pétrole dans la ville d’Allah. C’est au nord du Pendjab que la peine de Job atteindra le Benji.
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Ainsi parlait le docteur H.
Après dix ans passés sur les hauts de Cherbourg, la montagne du Roule ayant fait son office enjoint au bon docteur de redescendre en lice et jaser sans détour. Sa savante parole auréolée des astres aurait dû lui valoir une oreille attentive ou du moins accrocher sur les bords de la Dive les mots du…
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La mer, toujours la mer !
La mer, toujours la mer… cétacé ! Toujours la mer, assez de mer Et d’océan Toujours bruyant Assez de vagues Devenues hashtag Et de rochers où s’accrocher Je n’en peux plus De cet afflux De cette écume Sur toutes les plumes Qui étincellent Sous tout ce sel Piquant les yeux, Diamants blancs -bleus De ce…
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Du temps que j’étais un Martien
Du temps que j’étais un Martien moi, le bonhomme vert dans une soucoupe volante je vis un astre bleu. Mon GPS quantique m’informa que c’était la Terre où j’allais atterrir du côté du Moyen-Orient. Je refusai donc cette option en optant pour l’Europe de l’Ouest et surtout cette France dont j’aimais le babil. C’est à…
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Agapète
Pierre était Don Juan, à la petite semelle Il pouvait à Casanova, donner leçons Sur un air de rumba, sur un air de flonflons Faire voler en éclat une jarretelle Ripolinant la cerise d’une donzelle Évidemment aussi agile qu’un mouflon L’aisance zinzoline d’un marteau pilon De Meuse rieuse jusqu’en Meurthe et Moselle Elles…
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Répit
Répit nocturne Surgit d’abord le vide. Cloque qui éclate de souvenirs arides chevauchant un fil écarlate, de résurgences épuisées qui s’accrochent, s’étirent , se tordent, balayées dans un ruisseau de soupirs . Et un instant de répit le silence qui suit et sourit. Vient la nuit qui protège . La nuit qui couture et abrège…
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La hutte qui commence trop tôt
Tandis que les Aujårds testaient leur dernière version de la sieste crapuleuse à rechute, Kåthrïn attendait Mårkvar sur le chemin qui ne mène pas. La météo prit l’eau. Le vent avait de l’avance. Le chemin suivait. La lande mâchait ses bosses. Une butte, à droite, penchait comme une idée mal assise. Mårkvar s’arrêta net, héroïque…
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Le jour où je suis devenu poète
Je me suis réveillé tantôt j’étais devenu ivrogneux et par conséquent poéteux avec sur le chef un chapeau. Je me suis mis à rimailler, à prosodier tutti frutti des vers aux pieds de Lou Ravi et la tête au cul constellée. L’alexandrin, son hémistiche, n’ont plus aucun secret pour moi leurs musiques de bon aloi…
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L’ombre du chat noir
En des replis de nuit il tient sa position, Tout comme si en cette heure il était en mission. De son air décidé à partager le temps, Il va se promener au plaisir de l’instant. Son ombre il l’inscrit, comme un peu de lui-même, De son âme en vadrouille qui est tout un poème. C’est…
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Le chant des orphelins
Formidable lagune à la pointe du jour Où des roseaux pensants s’égarent en riant Du peu d’aménité pour ces êtres trop sourds Au chant des orphelins qui pleurent dans le vent. Et voilà que la mer dans un ressac ultime Sur des rochers de marbre à la pointe du temps Y va de sa colère…
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Poirot and Co.
Dédicace à notre admin Marc avant l’apocalypse ! Je suis fan de Poirot et de ses godillots Ses nœuds très papillons et noirs chapeaux melons Suis folle de Hastings, Capitaine en smoking Impeccable costume en plein coeur de la brume Duo très élégant, styles très différents Mais follement « so chic » comme…
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Le puits qui n’était pas encore cassé
Ils trouvèrent le puits derrière l’église. Pas caché mais légèrement en retrait, comme s’il avait pris l’habitude de ne pas être cherché. Un cercle de pierre. Une margelle. Une corde. Un seau. Rien d’anormal. — Voilà, dit Mårkvar. — Non, dit Sélène. Mårkvar posa la main sur la corde. — Il a dit de ne…
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La fin du monde
Je ne veux pas mourir avant la fin du monde, monde de mes pensées avec des mots à moi, des mots symbolisant sur ma planète ronde une réalité dans ma tête de bois. L’apocalypse et moi, c’est une vieille affaire où mon entendement tout au bout de sa vie, ne peut se cramponner même à…
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Confettis de peine
Je pense et écris en français, voici donc un haïku à la française : Confettis de peines Les cendres de l’an passé N’ont plus rien à dire
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L’usine à gaz
L’Être humain est une usine à gaz qui pète et qui rote, voilà ce qui me botte, car jamais ne m’en blase. Même ma mie ô gué ! pète en catimini sous sa jupe mini avant d’aller caguer. Ne dit-on pas d’ailleurs. qu’il vaut mieux péter en société que de mourir tout seul ? Le…
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Celui qui garde ce qui penche
Le silence ne dura pas. Se fissura d’abord dans un détail : une chaise mal posée qui refusa de rester droite. Puis dans un regard : un habitant qui oublia de fixer l’horizon. Quelqu’un toussa. De travers. La toux chercha sa place. En trouva deux. Personne ne le vit arriver, mais tout le monde sut…
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Haïku « jiyūritsu » (自由律, « rythme libre) en 5/3/9 du 17 avril 2026
Cercueil profané Son jus coule dessinant une âme décharnée
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Un si doux mensonge
À vrai dire un mensonge, en l’état de mon âme, proféré sur le tard, mais plus tôt que prévu troubla dans la foulée cette part inconnue qui s’érigeait en moi comme chez toute femme. Cette déclaration s’invitait in petto par un jour de printemps sous de très bons hospices où l’on sent que le temps…
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Larmes, joie
Blanche Roche si noire ! j’en viendrais à l’oublier — je suis là titillé par ma vie comme un bœuf qu’on tocquerait ! Ma presqu’île — un renard sur la lagune derrière les dunes, les oyats, un petit champ, trois cabanes, demain le pain ! Enluminée de larmes ma joie, expansion en l’espace, malgré le…
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La réparation du village
Mårkvar ne dormit pas. Il resta sur la place, face au registre fermé, comme on veille quelque chose qui respire encore. –– Ça ne peut pas rester comme ça, dit-il au matin. Le matin, d’ailleurs, mit du temps à arriver. Il s’essaya deux fois, puis finit par se poser correctement sur les toits. Mårkvar bâilla.…