Catégorie : poemes
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Paris, son nombril
Lui qui se prend pour la France. Paris vautré sur sa Seine, érectant de sa Tour un majeur, au nez de son passé. Paris une avenue, trois trottoirs, deux cafés, l’univers vu de biais. Paris qui certifie que le monde commence aux bouches de son métro. Paris, mon vieux Paris. Toi qui penses pour les…
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Mes fantômes bien-aimés
Mes fantômes bien-aimés La nuit je chasse les fantômes Qu’ils soient sexy ou paltoquets Je n’ai pas besoin de diplômes Pour les traquer ni de brevets Alors depuis que je suis môme Je cours partout hors mon chevet Mais mes genoux étant douillets Ne sors sans mon mercurochrome C’est donc couverte d’hématomes…
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Une si douce chaleur
Une douce chaleur envahissait mon corps de la petite mort dont je n’avais pas peur comme si le bonheur qui n’était pas mon fort me donnait enfin tort au milieu des vapeurs. Un parfum enivrant vibrait dans l’air du soir et contait sans histoire par l’écume du temps le peu qui reste au vent pour…
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Ours mal léché
C’était l’histoire d’un ours mal léché Aux colères que l’on disait Gasconnes ll était grossier, jurons en chaconnes Et tenait l’insulte en archevêché Semblait de tout son fiel se pourlécher Criait aux abeilles: Les pauvres connes ! De terre à ciel sa voix pèse des tonnes Effrayés tous le croyaient éméché Le soir…
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A la taille
Depuis un bail, je vis au sein d’un monde éteint Que je me cogne chaque jour, soir et matin. Ce monde des autres m’est un territoire inconnu, Auquel je me rapporte comme le premier venu. S’il ne me plaît, il comporte pourtant un atout; C’est que je puis m’y promener un peu partout, Et aussi…
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L’escrocœur
Un avenir se meurt.Trop donné. Trop tôt. On vient. Encore.Comme on frappe à la portede ce qui tient debout… par devoir. Une jeune fille.Rien reçu.Sauf le temps.Et la curiosité. — Que puis-je faire pour toi ?— Me donner ton cœur.Le mien est usé.Je continuerai… avec un autre. Elle pense.À ce qui n’a jamais commencé.Refuse. S’éloigne.…
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L’hiver est un alligator
Sous les cieux d’onyx froids où le gel se dépose,Une saison silence étouffe un baillement,Son rire tout en dents cascade vivement,Et le jour, blessé d’ombre, abandonne la Rose. Sous le ciel étouffé plane une nuit morose,Et l’hiver met à bas le pâle vêtementOù se drapait la fleur, ultime voilementDéchiré par l’oeil noir de la saison…
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Formidable est la nuit
Formidable est la nuitoù tous les chats sont gris ;où le moindre clichédans mes vers s’est niché. J’ai lu des parabolesdont la courbure folled’un texte peu badinsublimait un matin. Une muse en nuisettese croyait à la fêtealors que mon soucirestait inassouvi. Combien de jolies notes,combien de Gelinotteshuppées chantent la joieen s’ébrouant parfois ? Et puis il…
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Don Juan les Pins
Séducteur ostensible, il est roi en sa courSéduisant au possible et charmeur hors concoursUn langage moelleux qui attire sans malPar ses mots mielleux les dames en mal de mâle Il n’a qu’un seul défaut, il n’est pas très fidèlePrieur attitré de nombreuses CitadellesIl est parfois voyou, s’égare dans les toursOù il joue du biniou de…
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Serpente le ruisseau
Serpente le ruisseau entre deux rangées d’arbresd’un bois pétrifié qui ressemble à du marbrecomme si un désert en sa douce oasisrafraîchissait le feu d’éléphantiasis ! Il fait beau ce matin sur les quais de la Seineet de la Tour d’Argent, je domine la scèneoù j’irai me baigner après le déjeuneren regrettant un peu les superbes palmiers.…
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L’Ahlala !
Aux premières lueursla bête, dans sa couche, pète. Elle s’ébroue,s’étire,se lève. Titube.Trouve le trou. Libérée,elle retrouve une certaine aisance.Elle pense.Envisage sa journée. Et lâche son cri : Ahlalaaaaaaaaa ! Les araignées s’affolent.Le poisson rouge se terre.Les nuages presséss’exemptent. La bête s’asperge.L’eau emporteles souillures de la nuit. Elle se décrasse les dents,rase ses poils,pisse dans le…
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Arpèges
Je pianote a tempoquelques notes de prosodiedes arabesques en soloentendez-vous cette mélodieje la martèle crescendo Je voudrais que ma plumesouffle mes voeux dans le ventet que volent vers vous en écumedes triolets de printempsvirevoltant dans la brume Je voudrais être l’héroïnefée diaphane du poètepourquoi pas votre adrénalineou petite blondinettequi sous votre toit s’enracine J’imaginerais alorsvotre…