Catégorie : poemes
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La fin du monde
Je ne veux pas mourir avant la fin du monde, monde de mes pensées avec des mots à moi, des mots symbolisant sur ma planète ronde une réalité dans ma tête de bois. L’apocalypse et moi, c’est une vieille affaire où mon entendement tout au bout de sa vie, ne peut se cramponner même à…
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Confettis de peine
Je pense et écris en français, voici donc un haïku à la française : Confettis de peines Les cendres de l’an passé N’ont plus rien à dire
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L’usine à gaz
L’Être humain est une usine à gaz qui pète et qui rote, voilà ce qui me botte, car jamais ne m’en blase. Même ma mie ô gué ! pète en catimini sous sa jupe mini avant d’aller caguer. Ne dit-on pas d’ailleurs. qu’il vaut mieux péter en société que de mourir tout seul ? Le…
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Celui qui garde ce qui penche
Le silence ne dura pas. Se fissura d’abord dans un détail : une chaise mal posée qui refusa de rester droite. Puis dans un regard : un habitant qui oublia de fixer l’horizon. Quelqu’un toussa. De travers. La toux chercha sa place. En trouva deux. Personne ne le vit arriver, mais tout le monde sut…
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Haïku « jiyūritsu » (自由律, « rythme libre) en 5/3/9 du 17 avril 2026
Cercueil profané Son jus coule dessinant une âme décharnée
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Un si doux mensonge
À vrai dire un mensonge, en l’état de mon âme, proféré sur le tard, mais plus tôt que prévu troubla dans la foulée cette part inconnue qui s’érigeait en moi comme chez toute femme. Cette déclaration s’invitait in petto par un jour de printemps sous de très bons hospices où l’on sent que le temps…
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Larmes, joie
Blanche Roche si noire ! j’en viendrais à l’oublier — je suis là titillé par ma vie comme un bœuf qu’on tocquerait ! Ma presqu’île — un renard sur la lagune derrière les dunes, les oyats, un petit champ, trois cabanes, demain le pain ! Enluminée de larmes ma joie, expansion en l’espace, malgré le…
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La réparation du village
Mårkvar ne dormit pas. Il resta sur la place, face au registre fermé, comme on veille quelque chose qui respire encore. –– Ça ne peut pas rester comme ça, dit-il au matin. Le matin, d’ailleurs, mit du temps à arriver. Il s’essaya deux fois, puis finit par se poser correctement sur les toits. Mårkvar bâilla.…
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Entre deux
Entre deux Que se cache t il dans cet espace un entre deux une angoisse ce blanc, ce vide, ce trou cette petite place dans un grand flou un point d’interrogation bloquant toute respiration …
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Un sonnet au poil !
De Zanzibar à Tombouctou les femmes rasent leur minou et moi je suis glabre des joues avec pour arme un coupe-chou ! Le poil toujours recommencé qu’il faut sans cesse éradiquer comme les ongles sont coupés tant sur les mains que sur les pieds. Éternel recommencement qui occupe tout notre temps et pousse après l’enterrement.…
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Le village qui tenait à peu près
Alors que Mårkvar essayait de remettre ses chaussures à la bonne place, et que le seau de poissons coiffés sautillait derrière lui, un bruissement se fit entendre. –– Qui va là ? demanda-t-il. Sélène, sourit, s’inclina de manière parfaitement approximative, et se plaça aux côtés de Mårkvar. –– Alors, dit-elle, par où commence-t-on ? Mårkvar leva le…
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Je viendrai demain
Je viendrai demain manger ta lumière au ponant déchirer la dentelle de tes vœux voler la poussière des légendes et le bois sec des tourments Je viendrai toujours à l’aube quand le bleu des envies se morfond dans l’iris de tes yeux et que meurent toutes les chansons toutes sans exception Je viendrai…