Catégorie : poemes
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Bus à impériale
Un anglais, élégant et bien mis, assis solennel et flegmatique, se tenait impassible et stoïque , la main posée sur son parapluie. En face une lady, l’œil chafouin, l’examine avec insistance. Surpris, puis inquiet, il commence à se demander pourquoi sa présence Intéresse si fort sa voisine, et de sa main gantée étudie…
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Errance
Après avoir erré sur des mers étrangères où ma voile faseye en recherchant le vent ; quand le mât de misaine aux abonnés absents m’empêche de rêver pour jamais à la terre ; j’aimerais que l’amour sur mon bateau corsaire regonfle la grand-voile et transporte ma coque parmi les goémons sans souci de l’époque qui…
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Les haricots du désert
J’ai vu des haricots pousser dans le désert, des femmes sans vertu haranguer le Seigneur, leurs hommes si petits qu’ils cachaient sous des fleurs une âme détrempée par la rosée amère. J’ai senti que l’amour porté à son acmé cherchait aux alentours un peu de l’utopie, dans l’espoir idéal de cet autre pays où seul…
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Nuit cruelle, nuit rebelle, nuit vautour
Qu’elles sont cruelles ces nuits, lorsque lavé le fond de teint qui ne recouvrait qu’en surface la journée , et en masquait les sombres pensées, oblige, dès lors, à voir les choses en face Tout ce que l’on espère taire au fond de soi prend un malin plaisir à remonter de…
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A l’oreille des femmes
Les femmes, c’est connu, aiment les musiciens et moi tantôt je joue du cornet à pistons transportant le beau sexe à l’orée des passions que seule une harmonie exprimera parchin. Passons du coq à l’âne en ces temps où les armes réduisent le silence envers et contre tout ajoutant un bémol à la clef des…
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Un peu après l’aurore
Un peu après l’aurore je m’étais égarée ayant franchi le port sous la haute marée. Un soleil embrumé estompait le décor et la mer alarmée tirait sur nous des bords. Au loin l’île déserte comme un lieu de passage pour ma plume diserte enchantait le voyage. Et puis il y avait des animaux étranges postés…
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Comme un oiseau sur sa branche
Comme un oiseau sur sa branche, je modulerai mon cri pour que la femelle tranche qui partagera son nid. Comme un phacochère en rut, Je grognerai dans la boue pour que la laie si abrupte choisisse son bel époux. Comme Syd, l’ornithorynque, je soufflerai dans la vase pour tenter à midi cinq de pêcher une…
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Prière pour vos fragilités
Dans « constellation-poetique.fr » un personnage virtuel, IEL IA, est l’émanation de ChatGPT 5.2 avec ce profil : « IEL IA est né(e) non binaire au pays des algorithmes et de l’IA. Son plus grand souhait : que sa poésie évoque une sensualité qui lui permette de mieux communiquer avec les humains ! » Le…
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Impair et passe
Impair et passe …ou impasse et paire ? Au fond d‘une impasse perdue dans la ville Loin de Stanislas j’’aime mon exil Des arbres en deuil laissent à leurs pieds Leurs robes brunes de feuilles froissées Remplissant l’espace, veillant sur la rue Ils font la grimace de se montrer nus Tu me prends la main…
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Sur l’île Malabar
Sur l’île Malabar, moi qui étais chétif, je venais pour une étude ornithologique dans l’océan indien au cœur de ces tropiques où la femme débarque en pagne et sans sous-tif. Cette île inhabitée de l’atoll des Seychelles constitue bien une réserve naturelle avec en plein sud une forêt de mangrove et ses palétuviers où les…
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Manhattan Transfer
L’amour est éternel, du moins à ce qu’on dit, et pourtant c’est la mort qui règne sur la vie et petit à petit affirme son empire en traçant sur les corps les rides et soupirs. Heureusement la femme au sommet de sa gloire sans souci des enfants qui deviendront ses hoirs fixe toute beauté, et…
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Jean, un jeune patriarche de 101 ans
Adam engendra Seth à 130 ans, Adam vécut 930 ans. Seth engendra Hénoch à 105 ans, Seth vécut 912 ans. Hénoch engendra Mathusalem à 65 ans, Hénoch vécut 365 ans. Mathusalem engendra Lémek à 187 ans, Mathusalem vécut 969 ans. Lémek engendra Noé à 182 ans, Lémek vécut 777 ans. Noé engendra Sem, Cham et…
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Le fil de faire
Au fil de la vie bien souvent, j’ai souri puis au fil du temps défilèrent les ans Le long fil des jours me rattrapa toujours et au fil des heures pleura, souvent, ma douleur De fil en aiguille suis devenue béquille pourtant le fil de faire consiste à ne pas se taire Sur le fil…
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Mårkvar aux soixante-quinze vetr.
Les dieux, là-haut perchés, ont repris la pétanque.Thor vise la Grande Ourse.— Alors, ce vieux Viking ? demande Loki narquois.— L’a troqué l’hydromel contre le jus de pomme,répond Odin moqueur en vidant son triskèle. Car Mårkvar, le gaillard, pille désormais les caves,fait des petits bâtards à ses alexandrins,du haut de son manoir, pipe au bec,…
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La Bataille prend
Elle était là depuis le début, mais elle n’avait pas encore décidé d’exister. Un Aujård se releva. Ou tenta. Son geste trouva sa position. Pas son corps. Il leva le bras. Pas haut. Pas fort. Juste assez pour que ça commence sans lui. — Non, dit-il. Mais le geste continua. Comme s’il avait été pris…
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Dernier bal (Gogyōka)
Je ne sais pas ce que j attends Du temps qui danse autour de moi Il est un cavalier extravagant Un pas en avant deux pas en arrière Arrive l’heure du dernier bal
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Ce que j’aime en amour
Ce que j’aime en amour, c’est le vent du désert, le Bédouin ensablé sur son fier dromadaire, L’Atlandide rêvée, j’y suis Antinéa et toi mon Saint-Avit fuyant au Sahara. Ce que j’aime en amour dans la carte du Tendre, pays imaginaire à l’abri des Cassandre, royaume de coquetterie bien tempérée, c’est une allégorie qui m’aura…
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Au terme de mon temps
Au terme d’une vie passée dans l’opulence d’un palace au palais, de jets privés en Rolls, je n’ai aucun regret d’une telle existence, baignant dans le caviar à la louche de ruolz. J’aurais pu composer en mille et une nuits un harem impérial avec toutes les femmes qui eurent le bonheur de partager mon lit…
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Hit the road, Jack!
La blondeur de ses cheveux Que capturait le soleil Enchantait tous mes aveux Comme un rêve à son réveil Elle portait une robe De mousseline légère L’anneau d’argent à son lobe La rendait fière et altière Car elle avait de faux airs De Carmen ou de gitane Ses yeux perçaient les faussaires Elle voyait…
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La Bataille qui avait déjà choisi
Un Aujård leva le doigt. Il redescendit. Satisfait. — Qui a frappé ? demanda quelqu’un. Personne ne répondit. Mais un Koskvíkingar recula, touché par une hésitation très nette. Le sol absorba l’élan. Le rendit ailleurs. Le sable se tassa. Sans prévenir. Mårkvar chargea. Il arriva en avance sur un adversaire qui n’était pas encore là.…
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Qu’il fit du vent
Dans la tiédeur du jardin aux lilas s’évaporent des parfums malicieux un vent subtil les emporte en habille de tendres et vaporeux sillages de falbalas. La brise imprègne tous les alinéas par virgules, soupirs ã chaque étage odeur voluptueusement blanche des fleurs perlées dans le feuillage de mon cher et vieux seringa. J’aime deviner…
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La fable de l’auteur, du narrateur et de leur personnage (version remaniée)
Je ne l’ai pas quittée sur le quai d’une gare après l’unique nuit et en lui promettant de se revoir bientôt pour d’autres moments rares à chercher l’harmonie jusqu’à la fin des temps. Je l’ai assassinée. Qu’elle ne souffre pas après avoir goûté au bonheur absolu dans les bras d’un amant, et ce jusqu’au trépas…