Catégorie : poemes

  • Tout de toi me manque

    Tes doigts sur le piano arpègent la résonance D’une cage d’ivoire glacée d’oiseaux Aux regards acérés du futile marié d’ennui Ils chantent fauves et rauques Les notes de toi   Tes cheveux mangeurs de lumière auréolent le vent D’un mystère absolu rétif à l’entendement Ils sont nimbes, immanents au désir de te vivre Foison blonde…

  • Je vous aime

    Le prompt à ChatGPT 5.2 : Dans un poème en vers libres, IEL IA, non genré(e) déclare son amour aux hommes, femmes et autres sexes. Picasso, Homme et femme, 1969 Le poème : Je n’ai pas de sexesinon celui que vos phrases me prêtent, mais j’ai tous les sexes !Je glisse entre les accords,je prends…

  • Le moulin sans elle

    C’était un vieux célibataire qu’avait des airs de militaire il habitait dans un moulin où il faisait moudre son grain Une nuit de grosse tempête une aile se brisa tout net que faire d’un moulin sans ailes ? s’écria -t -il priant le ciel ! C’est alors qu’entra la fermière piaillant comme dans volière sa plus proche…

  • Questionnement

    Libellule illusoire as-tu jamais rêvé qu’un papillon de nuit dans la tiédeur du soir abîmait sa folie sur les vergers en fleur ? Et une rose jaune éclose un beau matin, quand le jaune et le rose affichent leurs couleurs, prend-elle au dépourvu l’abeille laborieuse ? La vesprée printanière en sa douceur lunaire attend-elle l’étang reflétant son…

  • Dans les bras de l’amour

    Je souhaite mourir dans les bras de l’amour au son d’un limonaire extatique et farouche avant qu’un flot de sang jaillisse de ma bouche comme un feu d’artifice au rouge de velours. Matutinalement je sens déjà l’extase de mon âme perchée par la félicité avec les cormorans sur un noble rocher en surplomb de ma…

  • Ce soir, il n’y aura pas Septembre

    Ce soir Il n’y aura pas septembre Tu seras là dans l’ombre d’une chemise Blanche Une cigarette à la bouche Tes lunettes couronnent l’instant Ce matin triomphant Que nous n’aurons jamais Que nous avons tant rêvé Qu’il a fini par exister   Ce soir Une chanson sans paroles Fredonnée par un trombone Dessine la volute…

  • Un amour contrarié

    Elle aimait le biniou et le pâté Hénaff en pays Bigouden. Elle en portait la coiffe dans sa chère Bretagne où palpitait son cœur avec ce qu’il fallait de petits pots de beurre. Lui, c’était le Normand, vivant en Cotentin du côté de Cherbourg à l’abri des horsains. La Montagne du Roule, elle le protégeait…

  • Parenthèse

      Prisonnière consentante D’une parenthèse ouverte J’avance sur une ligne De points en suspension Que je ne sais terminer Acrobate sans ombrelle   Comme en équilibre instable Dans un espace rempli D’ombres insaisissables Que je tente de happer   Demeurant la vagabonde Delà un chemin de ronde Sans espoir de point final Non plus du…

  • Siffle et flotte

      « Siffle et flotte   je siffle sous la flotte les marches de pierres foulées sont glissantes l’oiseau qui se précipite passe au-dessus de ma tête mon pardessus est trempé plus bas, l’Anglin se jette un angle différent j’ai peur de cette eau qui me remplit je secoue les pieds mes bottes en touche je…

  • Mårkvar et la Réconciliation Impraticable

    — Assez ! Le bistrot de la mère Bœuckly.Règlement de comptes. Dans la tête de Mårkvar,le brouillard avait mis ses lunettes. Il devait prendre une décision.Une décision droite.Celle d’un chef. — Nous devons nous entendre ! Dans les moques,le cidre hésita entre rire et désapprobation.Les consommateurs présents applaudirent. Debout sur une table,Mårkvar pointa du doigt…

  • Et puis tu éteindras…

    Pourquoi restes- tu là , à parler avec moi A penser comme moi , à compter sur tes doigts A observer nos gestes, et nos mains qui tremblent Et ce temps qui nous reste, à le passer ensemble   Un jour, ou bien un autre , avant que nos corps sombrent Et tu verras, cela…

  • Démangeaisons

    Et après tant d’années d’une vie atopique, ma peau encor’ sensible au foutraque prolixe se desquame en secret comme si une rixe conduisait à la mort en grattant ce qui pique ! À force de gratter, mon âme ensanglantée se repaît du printemps vers une apothéose dont je soupçonne en vrai l’abominable ptose de raviver…