Catégorie : poemes
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Saperlipopette !
Saperlipopette ! s’écria en goguette une femme mature autant que l’on peut l’être quand on voit un jeune homme si bien de sa personne souriant sur un banc. À qui souriait-il, cet éphèbe en péril devant une cougar maquillée aux longs cils en chasse du désir pour enfin atterrir dans les bras d’un amant ? Sur le…
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Grisaille
Un portail de brume Se referme sur un cri d’hirondelle. C’est jour de pluie Des morceaux de ciel Se décalquent sur le bitume. La grille du jardin et la clématite blonde S’embrassent sans pudeur sous les nuages. L’été s’accroche encore à la terrasse Il partira demain en voyage A l’autre bout du monde.…
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Mon histoire
Et voilà mon histoire avec tous ses détails que je viens de narrer brute de décoffrage sans me valoriser ni omettre une faille devant toi mon lecteur et tout l’aréopage. Je n’ajouterai rien, car je vous ai tout dit et je ne voudrais pas, par pure complaisance, noircissant le tableau où mon astre pâlit tomber…
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La femme oiseau
La femme est un oiseau à mamelles et c’est cela qui nous rend si belles ! Lorsque nous volons à tire d’ailes, les chasseurs peuvent se rhabiller. Des hommes exhibent leurs baloches ; nous, avec notre paire de loches, ironisons sur ce qui est moche si cela pendouille au déballé. Mais voilà-t-il pas qu’un fier coquin croit…
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Le Salut Universel de Base (SUB)
A peine ai-je franchi les portes de l’enfer que je vois apparaître un ange de lumière qui me dit sans façons : comment vas-tu mon pote ? Quelle mort est la tienne et la tienne me botte ! Il était familier et connaissait mon blaze, savait tout de ma vie et quelle vie de nase ! Lucifer, c’était lui,…
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Un psy font, font, font les petites marionettes
Robert Œdipe n’est pas heureux en ménage a épousé Janine Jocaste de rage Ayant zigouillé Laios au cours d’un voyage Et trouvé un p’tit resto grec dans le sillage Si la veuve lui a plu, elle était gironde Passé le maire, ce fut lors une autre ronde Consulta une psy, sévissant sur les ondes Sphinge…
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Entre elle et moi
Je sais bien qu’elle me ressemble Elle est à la fois tout ensemble Un jour bleue, le lendemain grise Ne semblant pas toujours comprise. Faire simple ou alambiqué C’est tout un art que d’étonner C’est tout un jeu que de surprendre Et un plaisir que de détendre. Savoir que l’on est attendu Est…
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Heptasyllabe sonné
Le Seigneur m’a tout donné, mais Satan m’a tout repris, lors je reste dans le noir, moi, qui ne suis pas tout blanc. Mes sept pieds pour avancer : la drôle de poésie par ses rimes de merdoir pour peu que je lâche un vent. Allez, je vais vous narrer cette autobiographie du bonhomme à…
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Les billets doux
Et je courrai le guilledou jusqu’à la fin de l’été fou ! je t’enverrai des billets doux en plis cachetés à la cire. Je t’appellerai mon loulou à cause de tes cheveux roux et pour tes bottes dans la boue, nous ne pourrons pas faire pire ! Je cuisinerai au saindoux des plats à l’andouille…
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Juste à gauche, sous la blouse
Tous ces adieux , que nous nous refusons à faire aux êtres à jamais envolés de nos vies, marques douloureuses au fer sur notre chair ces adieux agonisent sans fin en esprit Il faut, pourtant et encore, suivre la route seuls, irrémédiablement, avec nos peines et tous nos souvenirs encrés au compte-goutte qui…
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Femmes adorées
Ô femmes adorées, toutes mes bien-aimées Je vous veux au déduit à jamais réunies ! Et nous inviterons des filles de Bezons, à se joindre à la fête sans souci du paraître. Lors, nous rameuterons au petit cabanon de belles étrangères et quelques éphémères. Point ne demanderai qui recherche la paix seyante en ma demeure où…
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Ombre chinoise
Ombre chinoise J’ai trempé ma plume paresseuse et un peu fatiguée dans l’encrier creusé de mon pain quotidien Elle glisse en arobase sur mes incrédulités, effleurant les paupières murées d’une ombre chinoise Une image s’impose, brise-lame obsédante écume, illusion d’un songe en évasion qui submerge mon âme L’empreinte est là, telle un…
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La danseuse nue est morte
Ce soir la danseuse nue est morte de froid, son ticket de métro au pubis dégarni l’emporta sur la ligne allant au paradis : elle n’effeuille plus son petit tralala. Et le nudiste est mort d’un cancer de la peau. Sa dermato pourtant l’avait fort prévenu qu’un trop plein de soleil expose les Culs Nus…
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Émilie
Émilie toujours la plus jolie au pays ? Et Milly- la-Forêt si fleurie rebâtie. Toi Billie Holiday trop bluesy tôt partie ? Moi Henri — paysan de Paris — je survis. Par ici, même par là aussi, je n’y suis PAS !
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Le béotien
Ce profane m’énerve et quand je dis m’énerve, c’est façon de parler pour ne pas en pleurer, car le béotien, de plus en plus m’énerve. Mais personnellement, de ces béotiens, je ne connais personne si ce n’est ce brave homme : on s’accorde à penser qu’il est béotien ! Béotien n’habitant pas la Boétie, n’ayant pas…
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Les étés pépères
Qu’on ne me parle plus de ces étés pépères où au bord de la mer on exhibait son cul. Fesses rougies par le soleil dont les rayons comme une claque taclent nos corps dans la débâcle d’un jour sans fin, carte vermeille. Je vous préviens : je n’irai plus à Tombouctou, Tombouctou c’est déjà ici…
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Genou, chou, hibou
Hier j’ai vu mon chirurgien Il m’avait donné rendez-vous Pour discuter de mon genou Que je n’ai plus trop bien en main Il fallait que ce jour m’ arrive Ayant plusieurs fois chancelé Et subi quelques embardées Il était temps que je survive Très courtoisement accueillie Sans une once de protocole Je dus montrer mes deux guibolles A…
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Penser, rire et chanter
À force de penser, de rire et de chanter, je me sens éternelle et quand toute une nuit je me prends à pleurer, je me purge du fiel. Ma petite machine est ainsi bien rodée et me fait la part belle à cette ribambelle des choses de la vie en leur petiteté. Si une mouche…
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Captain, affale tes rimes !
Ce rafiot n’offrait pas, comme on dit aujourd’hui, le confort calibré de ces géants des mers qui transportent nos vieux avant le paradis sur des eaux si chaudes au dégradé de verts. En franchissant le cap, moi c’était l’espérance d’ailleurs bonne ou mauvaise au gré de mes humeurs qui me faisait danser, parfois jusqu’à la…
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Au matin chiffonné
Au matin chiffonné J’ai vu danser les vagues séraphines de ruisseaux libérés au milieu des collines J’ai vu se dessiner des méandres d’étoiles filantes ou aigues-marines aux rives d’aubes fatiguées J’ai vu pleurer des fleurs si jolies si graciles mourir le temps d’un été devenues trop faciles Un coquelicot avait survécu usant de ses…
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Un matin cet oiseau chantait
Un matin cet oiseau chantait, alors je l’ai accompagné en frottant avec mon archet les cordes du Stradivarius. Au loin la mer sur ses galets roulait son rythme lancinant et un poisson dans les filets jouait à la roulette russe. De vie, de mort, moi je ne sais combien de temps je l’attendrai, son corps…
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Un drame abominable
Par une nuit d’été, un drame abominable secoua la région bien au-delà de Caen, car dans le Calvados un être misérable en avait frelaté notre élixir normand. Du coup, nous les Vikings, nous nous sentions minables, et nous appréhendions le Breton bretonnant avancer son chouchen, nous mettre sur le râble ce fichu hydromel en nous…
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Mer de la Tranquillité
Seule Mer lunaire Elle fait face à la Terre Elle vit la haut, cachée Personne ne la voit Bien dissimulée Sous un halo de soie Sombre face de lune Un océan masqué Pas d’anneau de Saturne Plein de morceaux séparés Elle est triste prison Elle est cage dorée Elle n’est que poison Elle ne fait…
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Mes fantômes
La nuit, mes fantômes viennent à ma rencontre ils peuplent ma datcha des voiles éthérés dont ils sont revêtus et pour jouer à contre au rami jusqu’à l’aube, leurs mains associées. Ils adorent la peur, je suis habitué à toutes simagrées quand on passe minuit et qu’ils se croient tenus de trop en rajouter afin…
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Assis au bord du monde
Assis au bord du monde Las de mes courses vagabondes Jambes un peu ballantes Et mon âme si peu vaillante … Assis au bord du monde Bien loin des îles de la Sonde Si près du précipice J’ai perdu le goût de l’épice … Assis au bord du monde Me remémorant Trébizonde Repose, cœur en…